Le courant réel de la vie se situe au-delà de l’apparence des formes

L’intelligence réelle en soi coordonne les formes, donc les événements, afin de nous rendre conscients de l’aspect réel de la forme, caché aux yeux des pauvres en esprit. L’intelligence veut nous éveiller au réel derrière la matière, c’est-à-dire à la lumière de la forme, et ce, en en présentant des événements à l’ego. Ce dernier doit apprendre à devenir intelligent dans la forme, au travers la matière, donc de profiter de son intelligence réelle plutôt que de vibrer subjectivement aux événements rencontrés.

L’émotion de l’humain l’empêche de vibrer la forme réelle, donc de vibrer en unisson avec sa lumière réelle, ce qui lui fait traverser sa vie de manière à ne jamais pouvoir toucher au réel de sa conscience. Sa conscience intégrale n’est pas éveillée ; l’humain de la cinquième race racine ne fait que réagir subjectivement devant la forme. Il rationnalise, intellectualise, est inquiet, est insécure, il doute, il craint, il ne sait pas où la vie le mène. Il a l’impression de se connaître au niveau de l’image qu’il projette, mais il se sent vide intérieurement, d’où l’impression de ne pas vraiment se connaître.

Si l’homme vibrait à sa conscience réelle qui traverse les événements, il serait capable de toucher à sa nature complète, intégrale et intelligente. Il serait total dans ses principes et ne serait plus à la recherche de lui-même, ou d’un moi intérieur, ou d’un moi suprême, ni à la recherche d’une image à projeter. Si la forme devenait un support à sa lumière, à son intelligence, il serait capable de la traverser sans y laisser sa peau, c’est-à-dire sans y vivre la souffrance psychologique et subjective, et sans nourrir son âme d’expériences karmiques non intégrées. La conséquence de l’inconscience a fait vivre à l’humain la mort astrale plutôt que de lui permettre la construction d’une vie nouvelle, éthérique, totale.

C’est donc le processus de la conscience qui traverse la forme qui compte réellement dans la vie de l’homme, et non la résultante de l’événement dans la forme.

Ainsi, devant une forme d’opposition quelconque, l’important pour l’homme est de garder une vision réelle, objective et claire, et non de vibrer à l’intellect et à la subjectivité, champ d’expérience où l’humain reste pris dans la valeur de l’événement et où il appose son émotivité afin de palier à son manque de réel. Par contre, il est à souligner qu’une forme de sagesse, de positivisme ou de morale sociale n’est pas suffisante pour affranchir l’homme du mensonge de la forme car l’intelligence suprême utilisera un jour une forme plus grande et plus terrifiante afin de sortir l’ego de son illusion face à la pensée subjective – si, évidemment, le temps est venu à l’ego de changer la nature de sa conscience. L’homme doit donc développer une communication directe avec l’intelligence suprême, l’Ajusteur de pensée, qui dans le passé a dû prendre le chemin indirect de l’âme afin de se faire sentir par l’ego. Un nouveau dialogue se créera ainsi entre l’homme et l’intelligence suprême, mais pour ce faire, l’homme devra absolument cesser de penser qu’il pense, mais il devra plutôt répondre verbalement à l’énergie derrière la forme reçue. La clé demeure donc le déchirement de l’illusion du libre arbitre et de la personnification de la pensée subjective… afin de lever le voile vers l’universel et toucher au réel de la vie.

— Sandra Vimont, 2010


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