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L’illusion qui repose dans l’évolution de la personnalité

L’être de l’involution s’est débattu face à sa personnalité, il l’a détestée, il s’en est plaint, il l’a défendue, il l’a aimée, il a voulu la faire évoluer… Il s’est positionné subjectivement face à elle plutôt que d’en voir les enjeux réels et d’en comprendre le fonctionnement.

L’humain a, pendant des siècles, tenté de solidifier sa personnalité en se racontant des histoires, en se mentant à lui-même. Des événements cognaient à sa porte et il pouvait se voir comme étant grand devant ces derniers, même s’il se sentait aussi très petit et vulnérable dans sa personnalité et dans son émotivité face à eux. Un peu trop de tension et la panique pouvait facilement prendre place puisqu’aucune continuité de conscience n’était présente chez lui – il était seulement soutenu par une personnalité plus ou moins maîtrisée au niveau de ses pulsions. Mais la personnalité n’a pas à être contrôlée de manière restrictive dans son émotion – c’est surtout la direction de l’énergie qui descend dans l’ego qui importe, c’est-à-dire que l’être doit apprendre à lutter contre les plans qui le dominent en conscience plutôt que de diriger cette énergie émotive vers la forme qui l’oppose. L’énergie qui descend dans l’homme ne peut être retenue ou retranchée par l’ego sans risque de perturbation de ses corps ; un jour, un événement plus important se présentera afin qu’il dépasse le contrôle subjectif qu’il impose à sa personnalité. Celle-ci doit être libérée du contrôle subjectif pour enfin s’ajuster au réel, d’où une descente libre de l’énergie qui sera utilisée créativement à travers une communication avec les plans.

L’humain s’est flagellé devant l’événement, il a aussi réclamé une amplification de ses souffrances afin de réussir à devenir fort dans sa personnalité face à l’événement difficile dans lequel son seuil de tolérance était atteint. Ce dernier n’a pas compris que l’objectif final de l’événement n’était pas de renforcir sa personnalité mais de lui faire voir et réaliser le viol des plans sur sa conscience au travers les différentes formes traversées. Ainsi, l’homme nouveau dépassera le stade des pulsions émotives et subjectives devant l’événementiel mais luttera contre la manipulation que lui font subir les plans. Ainsi, la réflexion intellectuelle de l’être devant l’événement s’éteint pour laisser place à une communication qui lie l’homme aux intelligences qui mettent en œuvre leur agenda, c’est-à-dire leur plan d’évolution réelle de l’homme vers une intelligence objective, unifiée, complète et adaptée à ses besoins véritables.

— Sandra Vimont, 2010


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