Se comparer avec autrui, un piège rempli d’illusions

L’être qui se compare à autrui pour démontrer une quelconque vérité se fait complètement aliéner – il se fait berner par l’apparence des formes. Qu’il se compare à autrui au niveau de ses expériences, de ses biens, de son couple, de ses enfants, de son travail, de sa personnalité, ou quoi que ce soit d’autre, ceci indique la présence d’une faille profonde dans l’intégration de ses principes – et cette faille prend source dans son manque d’identité et de centricité réelles. L’être subit le résultat de son incompréhension des lois de la vie et des lois de causalité qui la régissent.

Le phénomène de la comparaison démontre une incapacité de l’être à comprendre l’événementiel ; ce dernier se sent poussé émotivement à démontrer que quelque chose au niveau de la forme, ce qui l’amène à donner une valeur subjective à la réalité. Son corps émotif est empiété astralement, et celui-ci interfère avec la clarté de son énergie mentale ; il ne peut donc pas voir clairement dans l’événement.

L’être qui a besoin de se sécuriser en créant une plateforme expérimentale et psychologique à travers la comparaison doit réaliser que cet état de choses est normal pour l’être qui est divisé dans ses principes, car ce dernier croit encore qu’il est maître de ses pensées. L’humain de l’involution a besoin de vivre cette illusion, cette manipulation, afin de progresser au niveau d’une évolution animique. Ce dernier vivra donc des expériences planétaires et karmiques reliées à une souffrance vécue au niveau de l’âme et ce, aussi longtemps qu’il ne sera pas éveillé au réel de lui-même, au feu de son esprit.

La valeur de la forme prend une importance capitale dans la vie de l’être involutif ; il ne voit pas que c’est la conscience réelle qui émerge du jeu de la forme qui est primordiale. L’homme nouveau verra ainsi que sa vie a toujours été ajustée pour lui, en fonction de ce qu’il a eu besoin d’intégrer afin de toucher à son intelligence réelle et créative.

La comparaison est un phénomène résultant d’un viol mental que prendra en charge l’homme nouveau. Comparer afin de porter un blâme sur un autrui, comparer pour refléter un sentiment de diminution, ou comparer pour installer un faux sentiment de fierté matérielle, ne sont plus des plateformes utiles pour l’homme intégré et réel. Ce dernier n’aura plus besoin de support psychologique involutif car il comprendra sa vie. Cet homme intégral sera capable de faire trembler les entités qui entrent dans son mental afin de reprendre sa liberté réelle. Il aura la volonté de faire le ménage dans sa vie et de rejeter toute forme d’astralisation, de domination ou de manipulation au travers des pensées reçues dans son mental. Il comprendra qu’il n’a rien à démontrer ou à prouver à qui que ce soit car ce qu’il vit doit être vécu pour lui-même, au niveau de sa propre conscience individuée.

— Sandra Vimont, 2010


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