L’homme nouveau ne pourra pas vivre un couple de convenance

L’homme nouveau ne pourra pas vivre un couple de convenance car sa vie n’est pas appuyée sur la crainte, l’insécurité et la peur. L’homme en pleine possession de ses moyens avancera dans sa vie de manière à toujours s’opposer au viol sur sa conscience au travers des événements. Ainsi, il ne tolèrera aucune manipulation de sa conscience à travers sa propre pensée et ni à travers les paroles et actes de la personne avec qui il habite. Lorsque l’homme sentira que son couple n’avance plus, donc ne grandit plus en conscience, c’est -à-dire que la personne avec qui il vit subit une subjectivité récurrente et « non franchissable » dû à un manque de volonté, il saura que le temps est venu pour mettre un terme à cette union. Mettre un terme à un couple signifie pour lui un changement de direction, de la place pour du nouveau et une continuité d’évolution pour sa conscience. Rester dans un couple qui est arrivé à sa fin forcerait son double à créer des événements-choc assez puissants afin qu’il franchisse la frontière psychologique qui le paralyse dans l’insécurité et le doute.

L’humain qui vit de la crainte au niveau de la fondation de sa personnalité verra souvent une rupture comme un événement négatif, un échec, et pourra regarder sa vie avec culpabilité et remords. Ce dernier doit arriver à comprendre que l’événement-choc, qui est ici la rupture du couple, est un point d’entrée à une conscience nouvelle s’il a la capacité de vibrer au-delà de son émotivité reliée à la polarité de la forme qu’il traverse. Il doit donc être capable de vivre l’événement avec l’élan de son esprit qui brisera la valeur qu’il donnait à la forme prédominante (insécurité, image de soi, etc.). Sa colère ne sera donc plus tournée vers la forme, qui dans sa nature a été créée pour qu’il évolue, mais vers les plans qui manipulent son existence. L’homme n’accusera plus un autre humain et ne blâmera plus l’événement mais réussira à regarder où se situe la domination réelle dans sa vie ; sa réponse ne sera pas psychologique mais se situera dans sa conscience réelle. Il n’aura pas besoin de mécanismes de défense de la personnalité qui amènent certains humains au positivisme ou à l’indifférence puisqu’il connaîtra le feu de son esprit.

— Sandra Vimont, 2011


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