Croire ou ne pas croire

Croire ou ne pas croire

Croire ou ne pas croire ? Ni l’un, ni l’autre.

La croyance est un appui mental pour le cerveau de l’homme de l’involution, dans le sens qu’elle lui permet de s’asseoir sur une fausse sécurité, qui devient elle-même la manifestation de sa personnalité fondée sur la mémoire. La croyance ou la non-croyance émane de la valeur subjective qu’un être attribue à une forme – c’est vrai ou c’est faux ! – ce qui garde la forme sous l’emprise de la polarité. Cette vision limitée est propre à celle de l’homme de l’involution, et sera celle qui sera dépassée par l’être nouveau.

L’être qui aura intégré son énergie réelle n’aura plus besoin de croire ou de ne pas croire, car il sera capable de voir la forme de manière réelle, intégrale, sans avoir besoin de colorer l’événement par sa subjectivité. Par exemple : si quelqu’un dit « Je suis un vrai lâche ! », je serai capable de voir où cette personne se positionne dans sa conscience. Je verrai que les pensées de cet individu ne sont pas ajustées avec sa vibration réelle intrinsèque, et que la conscience de cet être n’est pas capable de voir le jeu de son énergie-source qui s’approche de lui pour ajuster ses corps. Cet être vivra ainsi cette impulsion événementielle de manière subjective plutôt que de s’en servir pour s’enrichir, devenir réellement créatif. Je n’ai donc pas besoin d’être en accord ou en désaccord avec cette personne ! Évidemment, je peux lui répondre afin de l’apaiser psychologiquement – si tel est ma vibration de le faire – mais ma conscience n’aura aucun besoin d’être en accord ou en désaccord avec lui, car ça devient son expérience qu’il doit apprendre à traverser intelligemment, de par lui-même. L’évolution de conscience, c’est propre à chacun et personne ne peut forcer les choses pour autrui.

Ainsi, un individu qui ressent le besoin de croire ou de ne pas croire ce qui est écrit ici utilise certainement son mental inférieur, c’est-à-dire son intellect. Ceci est normal pour un être de l’involution, mais ce processus sera appelé à changer dans l’ère prochaine. Il est clair que ce n’est pas évident pour un individu de s’avancer et de vibrer sans rayonnement subjectif à l’intérieur d’un domaine dans lequel il n’a aucun référent en dehors de sa mémoire planétaire. Comment avancer sans se faire embarquer dans n’importe quoi ? Je dirais ici que c’est à l’être de se faire confiance lui-même pour un certain temps, d’y aller au travers son senti le plus possible, jusqu’à ce qu’il soit capable de réellement vibrer au réel de la forme et d’y puiser l’intelligence qui s’y trouve.

Pour aider à comprendre l’évolution d’une conscience, voici un exemple facile à saisir. Un enfant a une conscience qui est à un niveau qui peut être compris par un parent. Par contre, l’enfant ne peut pas se projeter dans la conscience de son parent, même s’il le veut vraiment ! Un jeune enfant qui veut le bonbon sur l’étagère ne comprendra pas la raison de refus du parent, et pourra se sentir rabroué dans ses élans et désirs. Ce n’est que plus tard, en grandissant, que l’enfant comprendra la raison devant la décision du parent, donc l’intelligence derrière son action. La comparaison est la même pour l’être conscientisé vis-à-vis l’être subjectif incapable de toucher au réel derrière les formes. Et même si cet être voudrait vraiment comprendre les mécanismes de son énergie, il devra se donner du temps, car son désir subjectif n’est pas en résonnance parfaite avec le réel en lui. La clé ultime ne réside donc pas dans la croyance ou dans la non-croyance, mais dans l’intelligence objective du processus de la descente de l’énergie dans la forme. La vision de l’homme virera à 180 degrés, et il verra enfin ce qu’est la vie réelle. Cette dernière a toujours été là mais invisible à ses yeux, car il n’avait pas les corps lui permettant de l’absorber… comme pour l’enfant qui insiste encore pour avoir son bonbon.

— Sandra Vimont, 2011


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