La peur et le perfectionnement de l’ego

La peur et le perfectionnement de l’ego

Le sentiment de peur apparaît lorsque l’être humain est incapable d’absorber l’énergie intrinsèque de son être. Cette peur protège donc son ego de la perfection de son intelligence, puisqu’il est incapable d’en vibrer la résonnance absolue dans ses principes inférieurs. Ainsi, le plan astral récupère l’énergie de l’intelligence non absorbable par l’ego et l’utilise afin de faire évoluer cet ego, et ce, en créant une polarité dans son émotion. Si on l’expose autrement, on peut dire que la polarité dans l’émotion résulte de l’incapacité de l’ego à vibrer à son énergie réelle. Cette polarité crée une souffrance dans l’ego subjectif afin que ce dernier corrige la faille qui l’habite, et ce, en conscientisant la phénoménologie de son ancienne psychologie et en prenant action devant l’illusion subjective des formes traversées.

Les failles transitoires chez l’ego empêchent ce dernier d’être transparent devant son énergie-source ; ce n’est pas la peur qui l’empêche d’être lui-même dans son intégralité puisque la peur est la résultante des failles, et non sa cause. On demandera alors d’où proviennent les failles ; elles proviennent du non-aboutissement du travail de l’esprit dans les plans denses de la matière. Dans cette perspective, les failles de l’ego ne sont plus péjoratives mais sont le signe d’un travail en cours au niveau du perfectionnement graduel de l’ego.

D’ailleurs, l’ego doit comprendre qu’il n’est pas responsable personnellement de sa capacité d’intégration ; ceci est le travail de son esprit. Toute réflexion reliée au sentiment de responsabilité subjective que l’ego pourrait ressentir face à son évolution fait partie des illusions qu’il devra un jour dépasser par intelligence réelle. Il est donc inutile pour lui de « forcer la note » afin de se créer l’impression d’intégrer plus vite ; l’intégration réelle se fait au travers différentes expériences, dans le temps de l’esprit, et non dans le temps de l’ego désireux.

— Sandra Vimont, 2011


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