Le développement de la maladie

Le développement de la maladie

La maladie est toujours le résultat de l’intelligence réelle derrière la forme, donc de l’esprit qui a un temps de manifestation parfait et absolu dans la matière, en fonction de son besoin d’expansion créative. La maladie disparaîtra le jour où les différents corps de l’être vibreront en harmonie parfaite avec sa manifestation devenue absolument créative, et dans le temps qui correspondra à l’intelligence de l’esprit, c’est-à-dire dans ce temps d’expression propre à l’intelligence cosmique. Ceci n’est donc pas relié au temps de l’ego subjectif, puisque ce dernier est pris dans sa vision restreinte et mémorielle de la réalité.

La descente de l’énergie de l’esprit dans la matière

Afin de comprendre le processus de développement de la maladie humaine, il est utile de comprendre le phénomène de la descente de l’énergie dans la matière, donc de la création de la matière.

Lors d’une incarnation matérielle humaine, l’énergie lumineuse se personnalise au travers sa descente au travers différents plans de conscience. Ces plans peuvent être supérieurs ou inférieurs. Parmi les plans inférieurs traversés par cette énergie, nous retrouvons le plan mental, le plan astral, le plan vital et le plan physique. Chacun des plans est précurseur au plan suivant, c’est-à-dire qu’un changement dans le plan mental aura un effet sur les plans suivants ; l’énergie descend dans la matière. La résultante au niveau du plan physique découle donc de l’activité interne des autres plans qui le chapeautent. Dans ce sens, on peut dire que le plan physique est un résultat, et non une cause.


Maladie et involution

La période involutive de l’être est caractérisée par des corps subtils inférieurs non arrivés à maturité, donc incomplets dans leur capacité à absorber et transmettre l’énergie lumineuse aux plans subséquents de sa réalité. Ceci crée une apparente scission entre les corps inférieurs et supérieurs de l’être, puisque l’ego n’est pas capable de contenir l’énergie de ses plans supérieurs, d’où son besoin de réfléchir l’impulsion créative de son énergie plutôt que de l’absorber.

Ceci est naturel et fait partie du processus de l’expansion de l’esprit dans la matière. L’esprit a donc créé les structures nécessaires – soit différents corps, ou plans de conscience – afin de pouvoir, plus tard dans le temps, vivre créativement son énergie à partir du plan matériel, donc vivre une réciprocité parfaite – ou une fusion parfaite – avec sa réalité matérielle. La période involutive est donc dédiée au perfectionnement des corps subtils humains au travers l’expérience de la forme.

Graduellement, cette expérience créera les circuits électriques nécessaires pour permettre une évolution totalement créative de l’être individué. Ces circuits permettront donc à l’être, un jour, d’absorber sa lumière cosmique sans déformation au niveau de ses corps inférieurs.

Par contre, avant que ceci soit manifesté, l’être devra vivre la descente de son énergie lumineuse dans ses différents plans selon la loi de cause-à-effet, ce que nous appelons la loi des karmas planétaires. Ceci est nécessaire afin de permettre aux corps subtils de se perfectionner, de monter en vibration, c’est-à-dire de s’ajuster au réel de son être. C’est donc par l’expérience de la souffrance – liée à sa subjectivité face à la forme, qui elle-même est liée à la séparation vibratoire de ses principes inférieurs et supérieurs – que l’ego réussira à dépasser les illusions de sa pensée réfléchie, illusions crées par son incapacité vibratoire à absorber son énergie réelle et intrinsèque. Ceci est régi par le temps de l’esprit, donc selon l’expansion créative de la lumière dans l’être.

L’esprit est créatif, et non assujetti aux désirs subjectifs d’un ego non ajusté à sa propre réalité. L’esprit utilise toujours une manifestation créative parfaite afin de vivre son expansion.

La maladie humaine – durant la période involutive – provient donc largement de l’incapacité à l’être d’assimiler son énergie réelle, dû à des corps subtils non absolus dans leur manifestation, donc non ajustés au réel. Ceci n’est pas « de la faute » de l’ego, mais fait partie de la nature normale et évolutive de son être. L’être en évolution de conscience verra de plus en plus comment la maladie est une résultante de ses schémas de pensées involutifs non ajustés au réel, et non la résultante absolue d’un événement dans la matière, qui en est plutôt le vecteur.

Le réflexe de blâmer l’événementiel face à un malaise ou une maladie provient de l’incapacité de cet individu à accéder au réel de sa conscience. Il ne voit que le résultat palpable, mais non sa cause intrinsèque, soit l’intelligence de l’esprit qui tente de s’approcher de lui en passant par la forme. Ce voile tient du fait que l’humain involutif intellectualise les événements qu’il perçoit au niveau de la forme plutôt que de voir que le réel se joue au-delà de la forme.

Un être qui rationnalise et qui utilise sa logique pour expliquer une maladie (exemple : je suis malade car j’ai eu froid dehors) ne réalise pas que la forme a seulement été utilisée comme vecteur au fait qu’il devait tomber malade, dû à un trop grand désajustement de ses corps. En rationnalisant ainsi, l’être perpétue son illusion, demeure désajusté dans ses corps, et relance ainsi le programme « d’apprentissage nécessaire » dans la roue karmique de son existence, ce qui l’obligera à vivre des chocs ou des débalancements subséquents afin qu’il puisse dépasser la valeur intellectuelle qu’il donnait à la forme. Il se produit alors une progression lente et graduelle dans cette roue vibratoire qui tourne.

Pour l’être involutif, on peut donc dire que la maladie, ou la perte de vitalité, fait partie du résultat de son incapacité à dépasser la valeur qu’il donne la forme. Ceci veut dire que l’ego est encore incapable d’absorber sa lumière cosmique sans la déformer, puisqu’il vit encore une séparation vibratoire entre ses principes inférieurs et supérieurs.

Vu à un niveau supérieur, on peut dire que la maladie est l’un des vecteurs qu’utilise l’esprit afin d’intelligencer la matière égoïque, donc d’ouvrir de nouveaux circuits lumineux, et ce, en corrélation avec la capacité de ses principes inférieurs d’en absorber l’énergie. L’esprit humain a ainsi largement utilisé le phénomène de la maladie afin de faire évoluer ses plans inférieurs – afin de les éveiller au réel de son entièreté.

L’ego humain devait donc apprendre à voir le réel au-delà des formes utilisées par son esprit pour s’approcher de lui, plutôt que de vibrer émotivement ou rationnellement devant l’apparence de ces formes… incluant la forme de la maladie ! Le taux vibratoire des corps inférieurs de l’être devait donc être élevé par son énergie-source au travers diverses expériences et ce, afin d’entrer dans son évolution absolument créative, d’où l’union parfaite entre son ego et son esprit. L’ego devra avoir une créativité concordante avec celle de son esprit, et non une créativité mise en place par son manque d’identité réelle, par son insécurité intérieure, par son besoin de se montrer intelligent face aux autres…

Ceci fait partie de l’évolution réelle de l’être – de sa trajectoire vitale, de son besoin intrinsèque – vers l’infini de sa conscience.


Maladie et évolution

La période évolutive de l’individu commencera à partir du moment où ses corps subtils seront capables d’absorber le réel en lui-même sans interférence, dans déformation, c’est-à-dire à partir du moment où il aura la capacité vibratoire d’absorber sa lumière cosmique, son intelligence réelle. À ce moment, il aura évidemment une volonté créative à la mesure de son intelligence.

Un plus grand équilibre de ses corps verra le jour, et il pourra ainsi ralentir le vieillissement de son corps matériel si ceci fait partie du champ d’expression intelligente de son esprit. Cet aspect dépendra toujours du champ d’expérience précis à conquérir par l’esprit incarné dans la matière. Autrement dit, la direction créative de l’esprit, ou le besoin d’évolution créative directionnelle et spécialisée de l’esprit en fonction d’un certain contexte, sera déterminante. L’esprit vit un mouvement d’expansion intelligent selon son temps, et selon le besoin d’ouverture de nouveaux circuits de conscience sur le plan de l’homme, ce qu’on pourrait interpréter humainement comme étant un rôle ou une mission particulière.

Quand l’être est fusionné au niveau de son énergie, l’événementiel lui sert comme appui à la manifestation de sa conscience créative. Ainsi, si la maladie est présente, elle lui sert de plateforme pour poursuivre l’expression de sa conscience créative au travers ses corps fusionnés, et non comme support à une personnalité colorée.

L’individu qui a atteint une maturité de conscience ne fondera pas sa vie sur le fait d’être malade ou non, mais utilisera l’énergie derrière la forme de la maladie afin d’étendre sa puissance créative. Ce ne sera donc plus important pour lui de savoir si une maladie est karmique ou non, puisqu’il aura la capacité de neutraliser les forces animiques, c’est-à-dire de les utiliser créativement afin de vivre une expansion de conscience qui lui servira réellement. Il fracassera les anciennes structures mentales involutives qu’il identifiera sur son passage afin de créer un système lumineux capable de contenir le réel. C’est ainsi qu’il créera un circuit éthérique capable de soutenir la nouvelle réalité de son être. La période ascendante de l’individu commencera ici, et aucun état physique, émotionnel, ou autre, pourront mettre du désordre dans la perfection de sa conscience.

Il est évident que l’être nouveau fera attention à sa santé dans une mesure qui fait du sens pour lui, et en fonction son intelligence du moment – et ce, comme il est possible pour lui de le faire. Mais il ne créera pas de concepts figés dans le temps avec ses actions ! Il ne créera donc pas de systèmes de vérités reliés à la santé ; il ne créera pas de fausses certitudes fondées sur son interprétation subjective de la vie ! Il n’aura pas besoin de se laver dans son urine ou de devenir crudivore afin de se sécuriser au niveau de sa santé ! Je ne vous dis pas de ne pas faire ces choses, mais plutôt d’agir en fonction de votre intelligence du moment, et non en fonction de convictions personnelles ou sociales, celles-ci étant appuyées sur l’illusion de pouvoir contrôler la forme au travers une attitude subjective. Les convictions retardent l’individu car elles prennent toujours racine dans les mémoires animiques de l’être, de la race.

Adopter un concept, ou vouloir convaincre autrui d’adopter un concept, dénote une forme voilée de domination par une conscience inférieure. Ainsi, la création de vérités fixes est le résultat d’une illusion temporaire de l’ego. Ces vérités deviennent alors une nourriture mentale qui ne nourrit pas le réel dans l’être…. mais qui nourrit son illusion, et qui nourrit ainsi son balancier karmique. Une expérience subséquente devra ainsi être créée par la partie cosmique de l’individu afin que l’ego soit capable d’intégrer l’énergie derrière cette forme. La maladie est évidemment un des aboutissements possibles de ce débalancement karmique.


Conclusion

La vie de l’être individué ne prendra pas fondation sur la forme événementielle de la maladie, mais sur sa volonté et sur son intelligence manifestés face à cette forme. Ces aspects de sa conscience seront les outils qu’il utilisera afin de prendre expansion à l’intérieur de sa réalité, et d’où découlera son amour réel.

L’être intégral saura que sa vie réelle est à l’intérieur de son unité de conscience ego-esprit, et non dans l’apparence primaire des formes qu’il rencontre, qui ne sont que les vecteurs de son expansion créative. C’est ainsi qu’il se bâtira un devenir, et qu’il modèlera la nouvelle matière selon les particularités vibratoires de sa conscience. Forcer subjectivement contre les événements, contre la matière, contre la vie, contre la maladie – donc contre sa programmation – n’aura pas d’intérêt pour lui, puisqu’il connaîtra les sous-plans de la matière et en aura dépassé les limites involutives.

— Sandra Vimont, 2011


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