Doute, dualité et questionnement intérieur

Doute, dualité et questionnement intérieur

La coloration du doute par l’émotivité de l’ego résulte de l’incapacité de ce dernier de voir que ce n’est pas lui qui pense les pensées qui entrent dans son mental – d’où l’infiltration nécessaire des forces animiques, donc polarisées, en lui. Ces forces prennent donc espace à l’intérieur de la conscience de l’Homme inapte à voir le mensonge de la pensée subjective. Lorsque l’ego s’approprie subjectivement des pensées traversant son mental, il baigne alors dans l’ignorance devant le fait qu’il force à contre-courant par rapport au réel de sa vie. L’ego se retarde ainsi dans son évolution et amplifie le mal planétaire, même s’il a l’impression de régler sa vie en réfléchissant.

La dualité provient du fait que l’ego ne voit pas qu’il n’a pas de choix subjectif à faire devant les pensées contradictoires qui l’assaillent et qui le coincent dans la forme tel le ferait un étau. Prestement, il doit plutôt développer une volonté hors des limites de la forme afin de faire un saut vers l’inconnu, c’est-à-dire de toucher au réel derrière l’apparence de la forme de la dualité – forme utilisée par son esprit afin de s’approcher de lui. C’est seulement à ce moment que l’ego dirige adroitement sa vie, donc avec intelligence, car sa manifestation devient en harmonie avec le mouvement libre de son esprit. Son ego est alors transparent, c’est-à-dire fluide dans sa capacité à laisser circuler sa lumière au travers ses centres d’énergie. L’ego ne force plus la forme, mais la renouvelle au travers son centre de perception libre des forces de l’âme.

Le questionnement intérieur faisant suite au doute manifesté dans l’ego subjectif provoque une appropriation personnelle de la petite voix intérieure par l’ego – qui la vibre comme si elle était sienne. L’humain devra un jour voir le jeu de sa programmation qui travaille en relais avec les entités du plan astral – plan d’où émerge cette voix intérieure, ainsi que la valeur que son ego lui accorde. Cette petite voix est le piège parfait pour l’ego qui pense penser, car il n’a aucun autre repère, donc aucune référence située à l’extérieur de son mémoriel afin de saisir les contours de cet aspect de sa vie. Autrement dit, sa vie se limite aux aspects linéaires et animiques de sa conscience psychologisée au travers la valeur mémorielle donnée à la forme.

Conséquemment, l’ego – piégé à l’intérieur du jeu de la forme du doute, de la dualité et du questionnement intérieur – doit réussir à faire éclater la forme qu’utilise son double pour s’approcher de lui. Ainsi, il devra avoir la lucidité nécessaire afin de saisir que ce n’est pas lui qui pense, mais que sa pensée provient d’un plan qui le chapeaute. C’est seulement après cette réalisation intégrée qu’il pourra toucher au réel cosmique de sa conscience, donc occuper tout l’espace de sa conscience…
car il aura une vision claire du jeu de force qui prend place dans son mental.

À partir du moment où l’ego voit le jeu, ce dernier peut développer la volonté de résister à la tentation, donc à la pulsion animique de sa conscience animalisée, soit de donner de la valeur à ses pensées reliées au doute. Dès lors, il réussira à laisser passer ces pensées sans en donner d’importance au niveau de sa vie, car il saura que tout événementiel que le doute semble soutenir raisonnablement fait partie de son manque d’assise face aux lois cosmiques de la vie. Autrement dit, l’ego devra réaliser que l’événementiel est un support qu’utilise le double afin de créer une tension à l’intérieur de l’ego qui réfléchit cet événement. Cette tension est nécessaire, voire primordiale, à l’évolution de l’individu dans la matière – car c’est à partir de celle-ci que l’Homme nouveau de la prochaine race racine sautera d’un temps à un autre, c’est-à-dire d’un temps subjectif propre à l’ego inconscient, à un temps cosmique – temps alliant l’ego à son esprit.

Éventuellement, le jeu du double sera limpide pour l’ego – ce qui permettra à ce dernier, dans le temps, de ne plus souffrir du doute dans son mental. Il verra clairement que la forme est le vecteur utilisé par son double pour éveiller sa conscience au réel, et ce, au travers la capacité qu’il aura de ne plus attribuer de valeur subjective à cette forme.

Autant le mensonge qu’a subi l’ego vis-à-vis la forme a permis sa descente dans la matière, autant le dépassement de la valeur de la forme lui permettra de traverser la frontière du connu vers un nouvel éther, car l’ego nouveau sera libre dans sa capacité de se statuer vis-à-vis le réel. L’Homme qui a intégré le mécanisme du doute ne peut plus en souffrir subjectivement dans son ego, car son état de vie psychologique aura été totalement transcendé par une nouvelle plateforme libre de la valeur de la forme, donc libre de tout voile involutif. Sa parole vibratoire, réelle, sera alors la manifestation de son autorité sur sa vie, car elle sera située au-delà des illusions liées à la pensée réfléchie. Le doute, la dualité et le questionnement intérieur seront ainsi démasqués dans leurs structures occultes, et l’Homme en brûlera les aspects retardataires sur sa conscience.

— Sandra Vimont, 2011


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