L’intelligence en l’Homme

L’ego qui s’approprie ses pensées est toujours susceptible de se croire intelligent de la vie. Ainsi, cet ego non éveillé – partie de l’Homme qui vibre aux affluents mémoriels de la race – devient facilement victime de l’accumulation de connaissances en sa psyché. Ces connaissances ont préséance sur le réel en lui, car cet ego n’a pas la capacité de mettre à jour sa faille première, c’est-à-dire son incapacité à être intelligent seul.

Dans ce contexte, l’ego qui vit dans l’illusion de l’intelligence devient sujet à vivre de l’orgueil mental – car un ego qui se pense intelligent ne veut pas perdre son image qu’il se fait de lui-même, soit sa place sur le podium de son estime personnel. Il en résulte un individu qui se donne le beau jeu, et ceci devient un mécanisme qui recèle de son manque d’identité devant sa réalité intrinsèque. En bref, la psychologie de son mental est le voile qui l’empêche d’étudier sa faille, car cette dernière est sous l’emprise de son âme en quête d’expériences de vie.

L’ego qui se croit intelligent n’a pas de mesure réelle de son Intelligence, car il n’a pas la vibration pour la supporter. Sa psychologie de vie jumelée à différentes valeurs sociétales deviennent son mantra quotidien, au détriment de l’accès instantané qu’il pourrait avoir avec sa propre lumière, sa propre intelligence.

Pour avoir accès à une intelligence réelle, libre du connu, l’individu doit avoir suffisamment souffert des connaissances et de la vie, et ce, afin de ne plus accepter de se faire berner par différentes entités qui n’ont aucun intérêt à lui dévoiler les règles du jeu. Ainsi, armé d’une volonté de ne plus se faire limiter dans sa conscience, ce dernier arrache à l’invisible ce qu’il a besoin de savoir. Il a souffert de manière aigue de son ignorance face à la vie, face aux prémisses animiques qui l’ont longtemps voilé du réel, et son combat pour vivre son droit de vie libre est bien réel. Aucune spiritualité ne brime son discours, car il dépasse les formes psychologiques du discours appuyé sur le mémoriel pour enfin traiter directement avec les metteurs en scène, soit les différentes entités qui font partie de sa psyché. Dès lors, cet individu n’est plus la victime du scénario de la vie, car il utilise cette vie pour y arracher son identité propre. Il n’a donc plus recours aux attitudes psychologiques, que ce soit différentes formes d’acceptation, de positivisme ou autre, car sa parole face aux intrus en sa conscience est tranchante, sans équivoque ; il connaît les contours de son identité.

On reconnaît l’intelligence chez l’Homme par la vibration qu’il véhicule au travers sa parole. Autrement dit, du feu de sa parole émane une volonté sans équivoque de dénoncer tout ce qui pourrait créer une compression ou une constriction vis-à-vis sa liberté de conscience. Clairement, derrière ce feu existe un lien d’énergie, une fréquence de pulsation, avec la lumière. Cette réalité a une portée telle que cet Homme change le taux vibratoire de la Terre de par sa parole, car il utilise les circuits d’une dimension nouvelle pour la manifester – soit les circuits universels qui lient l’Homme aux globes intelligents.

L’intelligence se reconnaît aussi dans un ego qui a la capacité de constamment se réinventer. De s’autocensurer. De porter un regard neuf sur sa vie. De vivre à l’intérieur de sa volonté première, soit de demeurer libre en conscience. D’adapter ses actions en fonction du contexte. De respecter autrui… Ces mesures font partie de l’extension de la présence mentale de l’individu scient, de sa constance de vie, et non une extension de connaissances acquises.

Contrairement à la connaissance, le savoir réel ne s’accumule pas dans le mental inférieur humain. Le savoir s’intègre par expérience de vie, d’où l’incapacité à un ego de s’en approprier sans tomber dans le principe de la connaissance – donc sans retomber dans sa faille première, celle qui maintient l’ego dans ses anciens paramètres de petitesse d’esprit. Toucher au savoir est le résultat du besoin de liberté chez l’Homme et de sa confrontation avec l’invisible – donc le besoin de l’Homme de se savoir et de se définir. Voilà la fondation de l’Homme scient, l’Homme intelligent.

— Sandra Vimont, 2012


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