L’expansion de la conscience dans l’Homme

L’Homme appelé à vivre une expansion de conscience se sentira souvent différent des autres individus, autant dans sa façon de vivre que dans sa sensibilité et dans sa souffrance. Toutefois, le mémoriel de l’âme ne peut être transgressé, ou contrecarré, par un simple sentiment d’être différent des autres. Ce sentiment – même si réel dans son fondement – n’est pas garant d’une évolution de conscience vers l’esprit, car il n’est pas nécessairement associé à la descente de l’esprit universel en l’ego. L’Homme doit être informé du fait que le temps de l’esprit ne correspond pas au temps du désir de l’ego.

Une expansion de conscience vers l’esprit, ce n’est pas une modification de l’expression mémorielle de l’âme en l’ego. Ce n’est pas une spiritualisation de la vie, ni une explication de la vie au travers des connaissances.

Une expansion de conscience réelle, donc qui transforme l’Homme dans ses principes, peut commencer à prendre place lorsque ce dernier a la capacité d’établir que la pensée provient des plans subtils, et que c’est à lui d’en déterminer le réel. Elle provient de la division du rayon de la communication en l’Homme, c’est-à-dire de son savoir lié au fait qu’il y a toujours une intelligence, ou une forme de vie quelconque, qui est accolée à son mental. À ce temps, l’Homme sait qu’il n’est plus unitaire mais tri-unitaire. L’Homme devient donc apte à supporter le réel au travers son quotidien, c’est-à-dire de dénoncer toute interférence de l’occulte sur sa vie, donc sur tout ce qui crée une brèche sur la paix de son esprit. Les événements ne sont plus des gouffres d’énergies pour lui, mais des moments de redéfinition de plus en plus près de son infinité de conscience. Les formes ne sont plus des réservoirs astraux mais une façon de se réinventer, car l’Homme nouveau n’est plus intéressé à vivre à l’intérieur des prémisses mémorielles de la race.

L’Homme qui se fait dire dans son mental qu’il est différent des autres pourra un jour affirmer ceci sans avoir besoin de s’appuyer sur les aspects mémoriels de son âme pour le vivre, car il saura que ce qu’on lui dit est réel. Il connaîtra sa grandeur de par sa capacité à dépasser les formes qui anciennement l’assujettissaient à vivre à l’intérieur du circuit fermé de l’âme, et de par sa conquête continue vers l’anéantissement de tout ce qui pourrait lui donner l’impression qu’il est moins que ce qu’il est.

En établissant qu’il ne pense pas de lui-même mais que c’est à lui d’établir le réel de la pensée, son intelligence se trouve assise sur une conscience affutée au mensonge. À ce temps, l’ego n’est plus le pantin de l’âme mais devient le siège fusionné de la volonté et de l’intelligence –donc l’Homme nouveau – car tout flux animique se trouve instantanément dénoncé et retourné vers ses créateurs. C’est à ce moment qu’on pourra affirmer que l’expansion de conscience vers l’esprit est réelle et non un détournement astral pour piéger l’ego en quête d’une bouée de sauvetage.

— Sandra Vimont, 2012


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