Comprendre la détresse psychologique chez les jeunes

Jeunes en détresse J’entends souvent parler de nos nouvelles générations, comme la génération Z et la génération alpha : des jeunes et des moins jeunes qui ont grandi avec les écrans, les jeux vidéo et les tablettes. On dit que leur détresse psychologique dépasse tout entendement raisonnable, ce qui est confirmé par le milieu médical et par les pédopsychiatres. On nous sort chiffres et sondages qui nous font voir l’ampleur des difficultés : troubles anxieux de plus en plus fréquents, dépressions, détresse, incapacité à gérer le quotidien et le stress… c’est la panique. Le plus petit des événements déclenche le plus grand des malaises. On se demande alors si la société malmène nos jeunes. On cherche un coupable. Doit-on regarder du côté des habitudes de vie ? Les nouvelles technologies ? L’école ? On cherche un remède ou la pilule-miracle… mais on ne sait pas par où regarder. On regarde mal, car on ne voit pas.

L’idée que l’être humain est en évolution, que ses corps subtils changent, n’est pas considérée. La réalité que les egos sont de plus en plus sensibles, voire hypersensibles, n’est pas envisagée. On agit comme si l’évolution humaine était cimentée et resterait cimentée. On se ferme les yeux devant une évidence qui veut se révéler. La solution réside dans la compréhension de ce que vivent ces jeunes et de les accompagner comme nous le pouvons. De réellement les accompagner, sans juger ni s’imposer.

Mais que vivent-ils ? Que devons-nous comprendre ? Fondamentalement, il doit être compris qu’en général, leurs corps subtils sont plus grands, plus éponges, plus sensibles. Ils ressentent les gens qui sont autour d’eux, autant dans leur joies que dans leurs souffrances. Ils n’en peuvent plus : le simple fait d’aller à l’école et de côtoyer autant de gens les rend fous. Ils sont sur-stimulés par toutes ces énergies qu’ils ressentent, mais aussi par une société numérique qui leur en offre plein la vue. On leur donne une tablette pour qu’ils restent calmes – mais leur système nerveux est déjà en suractivité, en surcharge –, plutôt que de leur enseigner à gérer leurs énergies, à s’ancrer, à apprivoiser leurs corps subtils. Et en retour, cette tablette les aide à fuir une réalité qu’ils ne supportent plus, car trop exigeante : la fuite c’est bien mieux que de vivre tout ça. Hum, peut-être que de rester au lit c’est mieux aussi. Cette société d’accélération et de performance est si loin de leur sensibilité grandissante que ça devient difficile à gérer, à concilier avec qui ils sont. Vous vous êtes reconnus aussi ? En effet, ce ne sont pas seulement nos jeunes qui sont touchés, mais aussi tous les hypersensibles… et il y en a de tous les âges. Ces gens qui se sentent décalés avec la société moderne... ceux qui cherchent des réponses car ils n’en peuvent plus de supporter le poids de ce qu’ils vivent, de ce qu’ils voient, de ce qu’ils ressentent…

Les énergies prépersonnelles surmentales et supramentales qui descendent présentement sur la Terre ont un impact important sur les humains. En premier lieu, elles stimulent leur système nerveux… et les plus sensibles, incluant beaucoup de nos jeunes, sont les premiers à être touchés. Cela occasionne un état transitoire d’anxiété (dû à un surplus d’énergie électrique), sans oublier les symptômes occasionnés par un éveil possible du feu de leur Kundalini. Avec les années, ces manifestations deviendront de plus en plus fréquentes dans la population en général. En deuxième lieu, ces énergies forcent le dégagement d’une partie du bagage mémoriel qui surcharge leurs cellules. Lorsque ces énergies mémorielles se dégagent, des émotions du passé remontent. Émotions liées à des mémoires de noyade, de panique devant une scène de violence, de peine devant la perte d’un être cher durant la guerre, etc. Les émotions refont surface, mais l’ego ne comprend pas ce qui se passe. Parfois, aucun événement de leur vie ne leur permet de rationaliser ce qu’ils vivent. L’émotion remonte et c’est tout.

Ultimement, ce qui est caché derrière ces mémoires souffrantes, c’est cette fameuse déchirure dont je vous ai souvent parlé… et qui remonte. Tous les événements ayant suivi la déchirure originelle n’ont servi qu’à ça, c’est-à-dire d’intégrer la souffrance qui y est reliée pour retrouver son état de conscience originel. Aujourd’hui, et de plus en plus, la conscience des hauts plans descend, du plan supramental vers la cellule humaine, pour que l’ego puisse vivre la conscience du cosmos dans la matière. Différentes cultures religieuses ou spirituelles du monde en parlent depuis des lunes, mais qui a réellement saisi ? On a plutôt créé des doctrines figées pour dominer les egos assoiffés de croyances, tout en les gardant éloignés du savoir qui y était logé. Et ce savoir, ce réel, il a été jeté aux ordures en même temps que les religions. On a tout jeté.

Je ne suis pas ici pour défendre les religions, ni aucun système de pensée. Je suis ici pour ramener l’ego humain vers son savoir intérieur. À se fier à son ressenti intérieur plutôt qu’à croire qui ou quoi que ce soit. La vibration du savoir n’est soumise à aucun dogme, à aucune réalité autre que le ressenti. L’énergie intérieure passe, ou alors elle ne passe pas. Comme dans un circuit électrique… l’énergie passe ou ne passe pas. Mais qui écoute ? Y a-t-il quelqu’un à la maison pour écouter ?

On veut enseigner aux jeunes à faire une meilleure gestion de leurs émotions… mais les adultes, y parviennent-ils vraiment mieux ? Sans se fuir, sans rationaliser ni intellectualiser leurs ressentis ? Comprennent-ils vraiment ce qu’est la joie, la colère, la tristesse ou la peur ? Peuvent-ils réellement en parler ? Quelle est la portée de leur expérience, outre la diffraction qu’ils font de ces énergies, dans un contexte de vie qu’ils peinent à comprendre ?

La solution passe donc par chacun qui prend le temps d’entrer en lui-même pour réellement se connaître et se comprendre… et donc savoir via son ressenti, plutôt que de croire n’importe quoi et d’imposer ses systèmes de croyances sur autrui. Elle passe par chacun qui sait s’écouter et écouter l’autre. Elle passe par chacun qui cesse d’avoir recours à des bouées de sauvetage et à des mécanismes psychologiques pour entrer dans la vie. Elle passe par la compréhension du réel de l’émotion, de l’origine des pensées, des plans subtils. Elle passe par la canalisation sans diffraction des énergies. Elle passe par la définition de la parole de chacun en fonction de son identité véritable. Nos jeunes sont beaux, et plus on leur apprendra à vibrer au réel de leur vie, plus ils parviendront à traverser le désert de leur déchirure, de leur détresse… pour entrer dans l’immortalité de leur conscience.

— Sandra Vimont, 26 octobre 2019