Les pensées et le libre arbitre


Bonjour Sandra,

Au sujet du libre arbitre, quand nous vivons d’une conscience subjective, nous pensons que nous pensons mais en fait nous nous faisons imposer des pensées? C’est ça? Et quand nous prenons une décision ce n’est donc pas vraiment une décision réelle car nous sommes en fait manipulés par ces pensées qui nous sont imposées? C’est cela? On ne peut que suivre où ça nous pousse à agir? Donc on ne décide pas réellement quelles seront nos pensées, on ne prend pas réellement de décisions mais par contre on peut décider nos mots parlés? À moins bien sûr d’être astralisé ou charié par une émotion? Et on peut percevoir ce qui influence notre conscience dans notre voix?

Puis lorsque nous avons une conscience supramentale; alors nous ne pensons plus mais développons une communication? C’est ça? Et le savoir quant aux actions à prendre nous est-il encore une fois imposé par la conscience surmentale ou supramentale? Ou parlons nous plutôt, pas tant d’une domination par la conscience surmentale ou supramentale, mais plutôt d’un accès à cette intelligence universelle?

Et aussi, que penses-tu du don de tissus et d’organes en cas de décès? Est-ce que cela risque de retenir certains égos décédés dans la conscience planétaire si ils voient leur cœur ou leurs yeux donnés à quelqu’un d’autre?

Ne répond pas si tu n’as pas le temps ou l’énergie Sandra!
Merci Sandra!

Cati 💕 (Canada)



Bonjour Cati,

Les gens qui pensent qu’ils pensent s’approprient les pensées qu’ils reçoivent, plutôt que d’y répondre avec une véritable objectivité de conscience. Ils ne font pas le tri de leurs pensées ; ils croient en elles et y donnent suite, sans réaliser qu’elles ne correspondent pas nécessairement au réel de qui ils sont. Prendre conscience du réel des pensées, c’est de savoir que celles-ci proviennent toujours de l’extérieur de l’ego. C’est donc à l’ego d’apprendre à cerner l’origine de chaque pensée : cette pensée provient-elle de son Esprit universel ou de son esprit, ou alors provient-elle d’une interférence extérieure, c’est-à-dire d’un être qui se nourrit de son énergie diffractée ? Pour le savoir, l'ego doit avoir la capacité objective d'en mesurer la vibration, à savoir si la pensée est volontaire, intelligente et universelle – c'est à dire sans prix à payer pour quiconque, sans haine ni de pouvoir de domination sur soi ou sur autrui.

Si une décision doit être prise par l'ego, celle-ci doit être supportée par la direction de l'énergie de l'esprit et de l'Esprit universel, et non par les forces descendantes. Cette direction correspond toujours à la fine ligne sur laquelle l’ego marche et qui ne lui offre aucune possibilité de générer du karma. Si l’ego décide de suivre autrui, cela doit correspondre au besoin de son esprit de se diriger vers l’autre pour s’ouvrir ou pour explorer une structure que l’autre a intégrée. Si l’ego décide d’agir, cela doit correspondre au besoin de mouvement de son esprit. S’il décide de ne rien faire, cela doit correspondre au besoin de repos de son esprit.

L’ego ne décide pas de ses pensées, mais il doit apprendre à en faire une gestion parfaitement intelligente, tout en tenant compte de l’autre. C'est comparable au fait que l'ego ne décide pas réellement des mots qu’il utilise. Ces mots proviennent toujours d’une impulsion d’énergie plus ou moins structurée qui pénètre ses corps, et il décide d’y donner libre cours ou non en fonction de sa capacité psychique à contenir ses énergies prépersonnelles. L’ego doit décider de faire le tri de ce qui vient en lui. Sinon, il ne fait pas cette gestion et dit n’importe quoi. Une nuance importante à ajouter est que si l'ego décide de faire le tri de ses pensées, c’est qu’il parvient à supporter l’énergie prépersonnelle qui le caractérise. Conséquemment, ce n'est pas une énergie égoïque qu'il manifeste avec les mots qu'il utilise, mais bien l'énergie prépersonnelle qui le traverse.

Si l’énergie qui entre dans l’ego est une émotion, ce dernier doit s’assurer que cette émotion ne se transforme pas en émotivité. De l’émotivité, c’est une émotion qui est diffractée et qui sert de nourriture aux êtres vampiriques qui se nourrissent de l’énergie prépersonnelle que l’ego ne parvient pas à supporter en lui-même. Toute lumière prépersonnelle que l’ego ne parvient pas à supporter se diffracte et génère un mensonge qui, par la suite, lui est présenté sous forme d’une désinformation quelconque. L’émotion est une énergie qui doit traverser l’ego, sans être diffractée. La parole réelle peut alors devenir le vecteur utilisé par l’ego pour faire circuler cette énergie. La voix est la manifestation auditive de la parole pour permettre à une rétroaction de se faire face à autrui.

Une personne qui a une conscience supramentale ne réfléchit plus ses pensées, mais communique avec l’être qui est à l’origine de ses pensées. Elle a donc encore des pensées, mais ces pensées sont traitées comme étant des éléments qui lui sont communiqués. Son ego n’a jamais l’illusion que c’est lui qui pense. Lorsque cette personne prend une décision, cette décision provient du résultat de son énergie prépersonnelle qui la traverse. Lorsqu’elle pose une action, cette action provient aussi du résultat de son énergie prépersonnelle qui la traverse. Ce que fait son ego est donc totalement régi par sa conscience supérieure, c’est-à-dire par son énergie supramentale et surmentale, et non par des énergies diffractées. Nous pourrions parler d’une domination totale du plan surmental et supramental sur l’ego, mais il serait plus juste de parler d’une intégration totale de ces énergies dans l’ego. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a plus de domination comme tel, mais plutôt une transmission parfaite des énergies d’un plan à un autre, des plans supérieurs vers les plans inférieurs de l’ego. L’ego accède à l’énergie universelle en lui, ce qui définit la structure de sa conscience.

Le don de tissus et d’organes en cas de décès est un sujet très intéressant. Dans nos sociétés modernes, ce don est volontaire, ce qui implique que les egos sont consentants. Cela rend le processus acceptable pour les egos morts concernés. La personne qui reçoit du sang, des tissus ou des organes doit, de son côté, intégrer l’énergie mémorielle des cellules qu’elle reçoit. Cela peut changer ses énergies pour un certain temps. Par exemple, cela peut élever son taux vibratoire, le descendre, lui donner plus d’énergie yin ou yang, etc.

Au plaisir !

— Sandra Vimont, 24 août 2018



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