Les émotions fondamentales


Bonjour Sandra,

Les 4x émotions fondamentales que sont la joie, la tristesse la peur et la colère sont des attributs instinctifs et physiologiques qui permettent à l’homme de maintenir son organisme en bon état ; par exemple la peur avertit l’homme d’un danger imminent... mais qu’en est-il des autres émotions fondamentales... j’y vois aussi une différence entre l’émotivité qui provient de l’âme donc astralisé et ces émotions instinctives et donc non régit par l’âme.

Suis-je dans l’erreur, et comment définir les trois autres émotions fondamentales que sont la joie, la tristesse et la colère si on part du principe que la peur protège qu’en est-il des 3x autres émotions... qu’apportent elles ?

Merci xxx
Jacinthe (Québec)



Bonjour Jacinthe,

Les émotions... quel gros sujet !

Les émotions sont des énergies qui doivent traverser l'ego sans perte ni déformation. Si l'ego ne parvient pas à intégrer ces énergies dans ses corps, celles-ci se diffractent. Elles sont alors récupérées par des entités astrales ou surmentales. Ces êtres renvoient ensuite cette énergie colorée sous une autre forme à l'ego, c'est-à-dire sous une forme voilée ou mensongère. Le choix de la coloration de cette énergie se fait en fonction du bagage mémoriel rétrograde qui est emmagasiné dans les corps inférieurs de l'ego, et ce, afin que la résultante corresponde aux failles ou à la personnalité subjective de l'individu. L'énergie qui émerge du processus de diffraction est ce que nous appelons l'émotivité.

La JOIE fait partie des mémoires solaires du plan supramental. Sur ce plan, la joie correspond à un sentiment de plénitude permanent, sans début et sans fin, qui perdure dans l'universalité de la conscience solaire. Elle est la manifestation rayonnante de la Source de la vie. Chez l'ego, la joie fait rayonner son chakra cardiaque; ce rayonnement correspond à l'unité (ou à la fusion) des énergies yin de l'âme aux énergies yang de l'esprit, ce qui génère l'Amour universel. La joie peut aussi faire vibrer le chakra du plexus solaire de l'ego, qui fait ensuite rayonner sa lumière sur tous ses autres chakras. Il est intéressant de constater que la joie ne se diffracte pas. Toutefois, elle peut être simulée par la personnalité qui affiche un faux contentement, dissimulant alors des tensions, des malaises, etc. Le sentiment de joie n'est pas exprimé en permanence chez l'ego planétaire, car si tel était le cas, cela freinerait son évolution.

La TRISTESSE sert à faire prendre conscience à l'ego d'une souffrance liée à la perte d'un lien avec quelque chose, avec autrui, ou avec un état de conscience universel. Par exemple, la perte du lien physique avec un être cher qui est décédé. Dans ce cas, même si la conscience de l'individu peut entrer en contact avec la conscience de l'être décédé (qui est sur le plan astral ou ailleurs), leur lien qui existait dans la matière est tout de même perdu. Cette perte rappelle implicitement la rupture ou la scission qu'a vécu l'Esprit universel (du plan supramental) lorsqu'il est devenu esprit (sur le plan surmental), c'est-à-dire lorsque la conscience de l'Esprit universel a perdu ou diffracté le principe de l'Amour. Nous pouvons aussi parler du moment de scission qui s'est produit entre le yin et le yang, au début du temps de l'émergence des esprits. La tristesse vécue par l'ego sur la Terre sert donc ultimement à lui rappeler le lien d'Unité qu'il a perdu entre le plan supramental et le plan surmental de sa conscience, avant son incarnation dans la matière. C'est cette tristesse qui l'aide à renouer avec ses origines de vie cosmiques perdues ; le sentiment de perte lié à la tristesse lui rappelle ce qu'il lui manque, c'est-à-dire la plénitude de l'Amour du plan supramental. Si l'énergie de la tristesse est réfléchie et diffractée plutôt que vécue avec conscience, fluidité et lucidité, l'ego peut se replier sur lui-même, vivre de la déception, se couper de ses émotions (et donc de sa propre lumière), devenir froid et austère, s'isoler, etc. Il tend alors à entrer en monologue avec ses pensées récurrentes ou à croire ses pensées.

La COLÈRE doit toujours permettre à l'ego d'entrer en rapport de force avec l'Invisible (avec un esprit, avec l'Esprit universel, avec une entité, etc.) ; la colère doit être le vecteur de la communication avec l'Invisible via une parole de plus en plus définie et nuancée. Cette colère sert donc ultimement à mettre de l'ordre dans les rapports d'énergie dans la vie de l'ego. Bien évidemment, cela n'exclut pas des actions subséquentes. Si ce feu ne parvient pas à traverser le système énergétique de l'ego, cette énergie sera diffractée et transformée par les êtres descendants. Ce feu peut alors prendre deux directions. Elle peut servir à générer une colère subjective projetée vers l'extérieur et dirigée vers l'autre, ce que nous appelons la haine contre l'autre. Dans ce contexte, l'orgueil, le mépris et le blâme sont maîtres. L'autre possibilité, c'est que cette colère soit asphyxiée intérieurement. Elle devient alors de la culpabilité, de la honte, de la soumission, etc. Il est à noter que l'énergie de la colère est une énergie prépersonnelle dont la bonne gestion permet toujours de créer ou de dynamiser le double éthérique de l'ego.

La PEUR est un ressenti dans l'énergie qui avertit l'ego qu'il y a un danger ou une opposition à considérer; des forces oppositionnelles sont alors en jeu. L'ego doit alors poser une action. Exemple : sortir de la ruelle sombre, freiner, changer de direction, etc. Toutefois, il doit être su que la peur doit toujours se solder par un rapport de force avec l'Invisible via la colère, car tout événement qui a généré de la peur a été engendré par l'esprit de l'ego. L'ego doit toujours dénoncer cette forme de domination sur sa vie pour en comprendre les fondements. Si la peur devient chronique, la personne craindra continuellement un danger, même s'il y en a pas, et ne parviendra pas à s'apaiser. Dans ce cas, la personne doit nettoyer les traumatismes cellulaires qui engendrent ses angoisses. Il est à noter que l'angoisse est l'enfant de la peur, car elle est liée aux traumatismes passés qui ont été inscrits dans le bagage mémoriel de la personne, dans ses différents corps (physique et subtils). Lorsque qu'une angoisse revient en surface, l'individu doit savoir qu'il est en train de libérer des traumatismes, plutôt que de réfléchir la situation qu'il vit sous la forme du monologue. En parallèle, s'il en a assez de vivre de l'angoisse et qu'il ressent de la colère, il est opportun qu'il entre en dialogue avec son esprit grâce à son feu. Cela ne règlera pas nécessairement la situation angoissante instantanément, mais la visée de la colère n'est pas de changer l'événementiel, mais comme nous l'avons vu ci-haut, c'est de créer et de dynamiser le double...

Au plaisir !

— Sandra Vimont, 26 décembre 2018