Le passage de l'identité fictive à la conscience réelle

Durant la période de l’involution, l’être humain ne parvenait pas à intégrer son énergie pré-personnelle. Ceci a fait en sorte que sa conscience a été modelée par l'influence vibratoire des mémoires de la race. L'ego inconscient de l'involution a donc perpétuellement transmis, de génération en génération, les mémoires cristallisées et retardataires de sa conscience. Elles l’ont maintenu dans un état psychologique polarisé, incapable de voir au-delà de la forme, et donc de voir au-delà du fini. Une fois ces mémoires imprégnées dans la conscience de l'homme, elles deviennent un point de référence, une base sur laquelle est construite la personnalité (la psychologie). Déjà dans l'enfance, l'ego se forge une identité par imitation et par synchronicité vibratoire avec son environnement direct. Il est ainsi forcé de se définir en relation avec des mémoires ambiantes qui sont le produit du cycle de l'involution. En résulte une identité fictive, qui ne découle pas de la nature réelle de l'individu en développement.

L'homme nouveau sera à même de déterminer le degré de désinformation, induit par le phénomène d'imposition de la mémoire retardataire sur sa conscience. C'est la centricité (capacité de tout regarder à travers son centre) qui permettra à l'homme nouveau d'observer cet aspect du réel. Ensuite, c'est par son discernement face à l'expérience de vie, qu'il fera le tri dans sa conscience. Un grand ORDRE sera ainsi établi, non plus à l'aide des mémoires involutives (établies afin de sécuriser l'ego inconscient), mais avec le support de l'énergie pré-personnelle, qui lui permettra de créer des formes qui correspondent à ses besoins réels. En découlera une refonte de sa conscience qui transformera intégralement sa psychologie.

C'est la capacité de l'individu à se détacher des mémoires involutives (maintenues dans l'homme par ses craintes existentielles), qui déterminera la rapidité avec laquelle il entrera dans la conscience nouvelle. Le processus sera donc plus ou moins long, selon les individus. L'homme nouveau, libre de toutes craintes, pourra regarder sans détour ou justification tout ce qui ne découle pas de son centre réel. Cette vision intégrale (libre de l'influence d'un mental inférieur réflexif) sera ainsi un facteur déterminant pour son émancipation et la découverte de sa nature multi-dimentionnelle.

Les mémoires anciennes provenant de la période involutive sont nécessaires à l'homme de la cinquième race racine, car il n'a pas encore la capacité d'être en harmonie vibratoire avec les forces de vie. Il subit ainsi un appauvrissement énergétique qui doit être comblé par le soutien d'énergies mémorielles cristallisées. Cependant, le développement graduel dans la conscience des trois principes universels (AMOUR, VOLONTÉ, INTELLIGENCE) permettra à celle-ci d'absorber les énergies de son rayon, ce qui mettra fin à son besoin temporaire d'être soutenu par un substitut mémoriel extérieur qui ne découle pas de sa nature réelle.

En définitive, plus les principes universels pénètrent la conscience de l'homme, plus celui-ci devient apte à se libérer de sa condition involutive. Cependant, le passage de l'inconscience à l'état d'éveil est un processus qui est initié par la dimension supérieure de l'être, et non pas par la volonté affaiblie d'un ego assujetti au cycle de l'involution. C'est par un phénomène de synchronicité énergétique entre l'ego et l'esprit (établi par une programmation d'âme), que la conscience pré-personnelle sera à même de descendre dans l'homme et d'éveiller ses centres d’énergie. Ce sont ces fusions qui amèneront l'ego à vivre, dans sa conscience, un "espace-temps" ajusté à sa réalité systémique.

Il expérimentera ainsi:
– l'espace, dont l'étendue n'est pas limitée par les formes et où tout est UN ;
– le temps: transcendé et modulable par les attributs de la conscience pré-personnelle.

— Dorian Fernandez


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