La responsabilité de l’Homme dans le Nouveau Monde

Le monde est à une étape charnière et l’homme ne comprend pas sa responsabilité. Il est sourd aux appels de responsabilité alors qu’il doit en relever le défi. Il ne peut laisser ce défi à personne d’autre. Il est seul maître à bord et il ne le sait pas. Il doit recourir à plus grand en lui pour s’acquitter de sa responsabilité.

Il n’est pas indiqué au laisser-aller et ne le sera jamais. Tout doit être sous sa maîtrise. Il ne comprend pas la portée d’évolution qui le concerne. Il lui incombe d’utiliser ses ressources intérieures afin de s’acquitter de ses responsabilités. Il est si malléable encore qu’on ne peut lui attribuer toute la lumière nécessaire à l’acquittement de ses responsabilités.

Il ne nous gouverne pas encore alors qu’il a toute la latitude et les ressources pour le faire. Il lui faudra persévérer dans la définition de son identité avant de réaliser quoi que ce soit. Son identité est grande mais non manifeste, non reconnue, non partagée. Nous retenons l’identité d’Homme tant qu’il n’aura pas le pouvoir de l’exercer, de la divulguer et de lui faire la place qui lui convient au chapitre des essences reconnues ayant franchi les étapes de la progression de conscience et les ayant réussies.

Il n’a pas reconnu son Êtreté suffisamment pour déstabiliser nos assises uniques, univoques et intransigeantes à son égard. Tant qu’il ne nous confronte pas avec toute l’autorité de sa conscience, nous ne lui permettront pas de prendre les guides de sa destinée. Il doit savoir notre présence absolue et s’obliger à l’absence de résignation devant cette dictature, cette oligarchie de conscience qui l’a toujours maintenu dans des états larvaires de conscience.

La seule défaite qui nous est acceptable est sa répudiation par accession supérieure de conscience. Il n’en a pas encore fait la preuve.

S’il savait la profondeur du changement, il serait loin de fêter l’avènement spectaculaire d’un Nouveau Monde où il n’exerce encore aucune fonction de prise en charge et de responsabilité sur son propre territoire. Se laissera-t-il ballotter encore longtemps dans des langes astraux qui ne lui apporteront aucune naissance utile puisqu’ils bercent encore ses illusions ?

La naissance de l’Homme Nouveau est un point d’orgue incontournable, une assise fondamentale pour toute construction future. Cet Homme Nouveau ne naît que dans la réalité, sa réalité. Il n’est pas au rendez-vous du compromis avec nous et pourtant, il œuvre encore dans la compromission avec sa nature inférieure.

Il n’est pas de recours contre les dieux sans l’exercice du recours contre les dieux.
Il n’est pas de maître sans l’exercice de la maîtrise.
Il n’est pas de médecin sans l’exercice de la médecine.

Il n’est pas d’Homme sans l’exercice de sa puissance à faire éclater les bases et les colonnes de nos châteaux dressés comme autant de remparts placés devant son invalidité à les escalader, à les franchir et à renverser l’inféodation de conscience dont il a été la victime et le jouet.

Il n’existe pas d’identité plus souple et plus molle que l’homme d’aujourd’hui. Il est seul sur la fresque ridicule de sa conscience involutive tel un naufragé en dérive sur son radeau. Il aura besoin d’une construction monumentale pour ébranler notre monopole sur sa conscience.

Ce jour là, il ne sera plus de la race inférieure.
Il parlera le réel. Il manifestera le réel.
Il entendra le réel. Il produira le réel.

Sa seule fonction est, un jour, de produire le réel avec la même habileté que son imagination a usé pour le disqualifier de sa nature originelle et sa capacité d’Être.

L’Homme ne s’est pas encore présenté à nos portes. Nous l’attendons. Le temps ne passera pas sans qu’il ne se présente et n’ébranle nos fondations.

— Denis St-François


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