Lettre ouverte à ceux qui portent un intérêt à la conscience supramentale

Le Statut Premier

La conscience, dite supramentale, n'est pas une simple vision de l'esprit ou l'objet d'une discussion de salon. La rhétorique philosophique, ésotérique ou religieuse ne peut plus convenir face aux propos tenus par cette nouvelle forme mentale de conscience.

Le chemin qui mène vers une plus grande conscience chez l'Homme est un processus très actif qui s'établit sur divers plans, qui implique de la souffrance dans le sens évolutif du terme, et qui forcera l'Homme à se mettre en éveil dès lors qu'il aura l'esprit suffisamment aguerri, dans le sens guerrier du terme cette fois-ci.

L'Homme doit toutefois veiller à ne pas se proclamer conscient trop hâtivement. Il existe une loi sous-jacente, non écrite et universelle, qui statue que : n'est pas conscient qui veut, mais qui peut. Il n'y a ni complaisance, ni passe-droit et ni tricherie dans la conscience supramentale. L'absence de ces attributs constitue d'ailleurs sa beauté intrinsèque.

La forme de conscience mentionnée ici est qualifiée de supramentale, car il faut bien adosser à celle-ci une identité distincte des autres formes de conscience dans la matière.

Il ne s'agit donc pas d'une conscience psychologique, spirituelle, ou autre. Il peut fort bien arriver dans ces formes de conscience qu’un individu soit supporté émotivement, ou même glorifié dans son égo, ce qui ne se produira jamais avec la conscience supramentale.

La nature des ces diverses consciences est fondamentalement différente, leur essence ne vise pas le même objectif. Une conscience spirituelle, ou religieuse, a dans certains plans des archétypes qui amènent l’Homme, par exemple, à demeurer prostré devant elle. Sans trop développer ce point ici, les formes de conscience, à l’exception du supramental, sont chevauchées dans leur structure par de vastes mouvances, surtout astrales, qui ne cherchent qu’à perpétuer une grande roue cyclique dans laquelle les individus demeurent soumis. Les forces des plans d’où émanent ces consciences, que l’on qualifie d’involutives, utilisent toute une gamme d’illusions pour maintenir les individus prisonniers dans leur système. Pour assurer leur survivance, celles-ci ont instauré toute une panoplie de gadgets qui mystifient la conscience de l’Homme et qui aveuglent son âme. Par métaphore, c'est un peu comme le petit chien qui veut se mordre la queue, et qui tourne incessamment en rond sur lui-même. Lorsqu'il parvient, finalement, à se mordre la queue – sa récompense – cela l'amène à poursuivre : le petit chien continue de tourner en rond.

Ces cycles sont incessants, circulaires et ne s'achèvent jamais. Il n'y a aucune forme qui cherche à détruire la forme. Il y a seulement des sous-formes qui s’exercent à donner l'illusion d’une progression. La réalité derrière ce mouvement incessant repose essentiellement sur une quête de vérité par laquelle l’Homme s'évertue à vouloir donner une valeur à la forme pour donner un sens à sa vie. Les structures qui chevauchent la sous-forme conservent leur domination sur l’Homme parce qu'en gros, l'égo n'a pas la maturité pour savoir qu'il doit les dénoncer pour mieux s'attaquer à la forme par la suite.

La conscience supramentale annihile les aspects egoïques et psychologiques chez l'Homme. Elle est élaborée sous une autre structure légale et à partir d’un plan distinct des sphères. À la recherche de la vérité, de la dichotomie du bien et du mal, va se substituer la découverte du Réel.

Il y a destruction totale de la forme. Un tel chambardement ne peut se produire sans que l’Homme, quel que soit son niveau initiatique, n’en soit affecté. La descente de la conscience supramentale depuis les plans pour s’ancrer en l’Homme n’est pas un mouvement mielleux enclin à la douceur. Cela est davantage le ressort des religions ou des spiritualités, ou de l’intellectualisation des ésotériques. Bien au contraire, cette descente est un processus qui chamboule littéralement les assises egoïques de l’Homme et cela ne peut se faire sans douleur, sans une souffrance psychique. L’Homme apprendra, au travers de sa sensibilité, à surmonter cette transition pour en arriver à intégrer sa multidimensionnalité.

La conscience supramentale est, pour l’Homme matériel, un nouvel éclairage de sa psyché et la vision de nouvelles facettes de son identité propre. Elle constitue une forme évolutive qui prend en compte de manière objective la psychologie de l’Homme et son appréhension de l’invisible.

Un Homme qui s'aventure sur le chemin du supramental va devoir, dans un premier temps, être scient des ombrages* sur sa psyché. Au cours de son incarnation planétaire, l’Homme va devoir être capable de regarder, dans la neutralité, ce qui tourne autour de lui.

L'Homme n'a que très peu d’appréhension de sa personne, et encore moins du Réel. Il est soumis à toute une cohorte d'influx extérieurs qui peuvent lui donner l'illusion d'être en maitrise de sa vie alors qu'il ne fait que subir, bien souvent, une programmation et des préformes qui lui sont envoyées à partir d'une source étrangère à sa personne, tel un clonage.

L'une des sources les plus néfastes pour l'Homme est celle qui provient de son entité maitresse*, et il se trouve qu'elle est l'un des facteurs qui soit le plus proche de la psyché humaine. Elle est néfaste pour l'Homme car il ne la reconnait pas. L’Homme ignore qu'il a en lui, lors de son incarnation dans le plan matériel déjà génétiquement codifié, une polarité astrale (l’entité maitresse) qui va tout faire pour le maintenir sous sa coupole involutive. Tant que l'Homme vivra sa vie sans prendre en compte son caractère multidimensionnel, il existera – dans le sens existentiel du terme – et ne vivra pas une vie réelle.

Plus l’Homme se conscientisera et affinera sa sensibilité, plus il percevra dans son aura, dans sa psyché, les influx externes qui masquent le réel de sa genèse. Bref, il souffrira de ces influx astro-rythmiques* – issus du souffle d’une entité du plan astral – puisque de par leur réalité adjacente, ils sont totalement occultifiés par le plan luciférien, qui lui, favorisera toujours le maintien de la programmation de l'âme pour greffer dans la conscience de l'Homme, et ce, malgré lui, le principe de la domination.

L'Homme a fortement avantage à s'occuper de ses influx afin de commencer à dévoiler son Réel. Chaque individu qui s’engage sur la voie de la conscience supramentale va devoir se confronter à son astro-rythmicité, tel un guerrier. Il devra être aguerri car tout sera mis en œuvre par l'entité maitresse pour que l'Homme n’intègre point son centre de gravité.

Les forces de la lumière, ou les intelligences – quel que soit le vocable utilisé – vont instaurer le principe du Statut Premier** pour que l’Homme parvienne à se libérer et se réinventer cosmiquement parlant, non plus en fonction des lois karmiques mémorielles, mais selon des principes évolutifs absolus. Face à cette mise en place planétaire instaurée par les forces de lumière, il reste à l’Homme à maitriser ses pulsions astro-rythmiques. Il est le seul à pouvoir accomplir ce travail – et il doit le faire seul – pour peu qu’il ait suffisamment de volonté.

— I.S.B.


Notes :
* Une nouvelle terminologie, incluant « les ombrages », verra le jour et sera définie prochainement dans un lexique de psychologie évolutive appliquée.

** À paraître ultérieurement.


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