La conscience de l’homme planétaire

La conscience chez l'être planétaire n'a jamais été travaillée par les êtres de l'éther. Seuls les êtres de l'astral ont maintenu chez ce dernier l'enceinte expérimentale de son lien avec le monde de l'inconscience matérielle et cosmique sur notre planète.

À travers les âges et les cultures, les hommes de la Terre ont appris, à cause de ce voile, à utiliser leur volonté subjective et sont demeurés dans l'inconscience collective d'une survie en évolution durant la période de domination des forces qui ont obligé les hommes à utiliser leur volonté de manière subjective et psychologique face aux événements.

Les forces réelles de la vie n'ont jamais réussi à s'approcher parfaitement de l'ego de l'homme à cause du voile astral qui les maintenait dans la survie à partir de leur intellect. Bien sûr, l'humain a développé des systèmes de survie, mais la tension matérielle de cette survie a créé un voile encore plus dense à travers le temps de l'expérience.

La Terre est un lieu transitoire, elle est un lieu de mutation, elle est une demeure permanente de l'emprise du monde de la mort. L'homme réel ne connaît pas encore la Terre réelle, puisque sa pensée réelle servira à puiser dans l'antimatière les lois de l'intelligence qui changeront la surface de la Terre en cette fin de cycle.

Les lois de l'intelligence ou de l'éther sont des principes de vie qui se grefferont aux futures races de la Terre. La Terre survivra à la fin de cycle puisqu'elle deviendra un sanctuaire, un lieu habitable dans le temps par l'esprit de l'homme, par l'esprit de chaque homme.

Ce temps particulier est commencé de manière individuelle.

C'est l'homme lui-même qui doit travailler consciemment face aux événements et ainsi réaliser l'impact puissant entre sa conscience collective et sa conscience individualisée.

L'époque que les premiers initiés connaissent actuellement par l'instruction est un stade final, elle sera un point mort pour entrer dans un point de rencontre qui viendra après la fin du règne astral programmé dans son âme humaine.

L'instruction qui, de notre temps, se fait sur une petite échelle est fondamentalement importante à tous les niveaux. Beaucoup passeront à côté, car les formes astrales sont, et de loin, beaucoup plus séduisantes pour l'ego et pour sa personnalité assujettie.

L'ego a appris durant l'involution à penser à partir des comparaisons qui viennent vers lui de l'extérieur. Donc, sa pensée ou cette pensée n'est pas créatrice, elle démontre bien l'aspect subjectif de la domination sur son mental et son émotion.

La mémoire ancestrale connue par les différentes races, époques, cultures et sociétés secrètes dominent sur la conscience de l'homme planétaire, mais ne lui serviront pas d'abri nucléaire et atomique en cette fin de cycle.

La conscience planétaire aussi perfectionnée intellectuellement par la panoplie des connaissances actuelles n'est rien d'autre que le visage d'un mal planétaire global qui dissimule l'emprise du mal ou du bien cosmique, invisible, occulte et mystique, sur la conscience expérimentale de l'homme, et l'ego non averti ne peut faire la différence, car pour lui tout revient à la même chose : le bien et le mal.

La conscience planétaire est un état de dépannage et de survie temporaire, dans le sens à prendre identification de ce qui fait notre affaire et de ce qui ne fait pas notre affaire. Ainsi, l'ego se croit libre, de par le bien et le mal, de s'identifier à une philosophie qui ne le libère pas de ce à quoi il s'identifie. Alors doit venir une autre étape plus avancée, et c'est le point mort, c'est-à-dire, l'étape de la désintégration de son identité.

L’ego qui survit dans sa volonté subjective ne peut percevoir le point mort qui vient vers lui, puisqu'il l'interprète à partir de la volonté subjective programmée dans son âme. Donc, de toutes les manières, il essaie d'éviter le point mort, un point mort qui le placera, dans son temps, devant l'évidence que sa vie matérielle, mentale et émotive est contrôlée par des plans de vie inhumains.

Dans les rouages évidents, de plus en plus évidents, tout sera remis en question par l'homme lui-même : les relations de travail, la survie, l'amour planétaire, les relations sociales qu'il a connues dans le passé, etc. Tout sera remis en question.

L'homme conscient n'a pas de soulagement avec la vie planétaire actuelle et il ne peut pas en avoir, car il doit se débattre continuellement afin de survivre.

Cette vie doit être désintégrée jusque dans sa fondation, sinon les bagages planétaires, c'est-à-dire la mémoire astrale de l'expérience, prennent beaucoup trop de son temps, et ainsi il n'a pas de temps réel pour prendre conscience des événements. Et moins il a le temps de prendre conscience des événements, plus la qualité de sa vie personnelle lui échappe parce qu'il doit survivre, d'abord et avant tout.

L'homme de l'éther doit apprendre à voyager légèrement. Le point mort est une étape de reconnaissance de ce voyage, ici même, qui a pris trop de temps et trop de place dans les bagages du voyageur.

Le temps planétaire est synonyme de bagages, où toutes les expériences ont rempli la durée du voyageur, ici même, perdu dans le temps planétaire. On n'amène rien de lourd dans l'éther. La lourdeur est l'expérience non encore désintégrée.

Et la désintégration appartient à l'expérience de l'âme du voyageur et non à son essence réelle qu'est l'esprit. L'ego est coincé entre sa mémoire reliée à ses efforts de volonté subjective contre une transparence qui doit percée, déchirée cette mémoire dans laquelle il survit encore malgré ses efforts de conscientisation.

C'est ainsi que l'ego essaie de comprendre le passage de la transparence en se débattant encore dans un programme de survie sur l'échiquier mondial, qui devient le sien par défaut d'individualité.

Mais lorsqu'il faut partir, le temps joue contre le voyageur, car il ne sait plus mettre un terme à ses bagages. Les bagages sont les formes qui prennent trop de temps, donc trop de place dans le téléporteur, c'est-à-dire, qui alourdissent trop son véhicule physique.

La conscience humaine n'est que densité, lourdeur et bagages, et elle manque de temps pour faire ses valises. Le point mort sert à désintégrer la lourdeur du temps et de l'expérience, sinon elle retardera l’entrée du voyageur dans le téléporteur, c'est-à-dire en lui-même, et le retardera à bien réaliser que la densité de son véhicule humain le retient à une forme de survie planétaire qui doit passer vers un point mort éventuellement, afin que ce même véhicule soit déchiré et désintégré de sa mémoire et qu'une conscience nouvelle naisse à partir de l'instruction qui vient vers la conscience qui habite ce même véhicule planétaire.

Il deviendra important que l'ego qui se conscientise réalise, dans sa propre évolution, les effets de ses déchirures qui sont nécessaires afin que sa conscience se libère, c'est-à-dire afin qu’il puisse se libérer lui-même, dans sa vie actuelle, ici même sur Terre.

— Michel Dow


RETOUR EN HAUT DE LA PAGE