L’ouverture sur le temps

Le temps est une donnée intemporelle. La dimension matérielle humaine rend souvent l’élément du temps dans la vie d’une personne difficile à supporter. Cette difficulté relève principalement de l’instabilité qu’éprouve l’ego à traiter avec la dimension astrale de sa conscience. Cette faiblesse déstabilise son corps émotif et minimalise la centricité de l’esprit dans l’Homme. Dit autrement, l’Homme ne sait pas que le temps n’est jamais une affaire d’ego, mais un arrêt obligatoire pour que l’esprit s’installe dans la psyché de l’individu. Par exemple, une personne qui perd son emploi ou qui se brise la cheville est forcément obligée de regarder sa situation selon la programmation forcée de l’âme sur la vie de son ego. Vu de cette façon, l’Homme n’a alors que très peu de choix que de se consolider à travers le temps.

Quand l’Homme sait voir que le temps oblige une réorientation de sa conscience vers une plus grande présence de l’esprit dans l’ego, la partie est gagnée. L’ego est ainsi fixé par l’esprit dans le corridor du temps de son propre temps. Cela veut dire que les aléas de la programmation de l’âme ne pénètrent plus la vie de l’individu de la même manière. Le recul et l’ouverture entamés mènent l’ego vers une plus grande conscience de la vie, ce qui propulse l’esprit, soit l’intelligence de la vie, au premier plan de la conscience mentale de l’Homme.

C’est toujours l’âme qui obscurcit le réel de la vie à l’ego. Par défaut, l’ego est implicitement sans intelligence et ainsi se poursuit la valse des pensées astrales liées au temps contre l’individu. Prestement, le piège se referme sur la capacité de l’Homme à étudier la vie et à se réorienter. Ce sont donc les hauts et les bas de la programmation qui suivent leurs cours sur la vie de l’ego, parce que l’individu n’a pas compris que le temps est une donnée intemporelle. Cela signifie que le mouvement de l’esprit via l’ego prendra plus de temps qu’il faut à l’Homme, parce qu’il ne sait pas être intelligent de sa situation.

Saisir que l’ouverture sur le temps relève de l’esprit, permet de déjouer sa programmation. Cela permet à l’Homme de rester en retrait de la forme et d’agir sur elle. La cheville brisée ou la perte d’un emploi deviennent alors pour l’individu une ouverture sur la réappropriation de sa réalité sans que l’âme colore sa psyché. Et comme le temps ne sera jamais une réalité propre à l’ego selon laquelle il pourrait déterminer ce qui est à faire, l’esprit descend dans la conscience de l’individu pour ajuster la lecture qu’il peut faire de sa vie et de la vie en général.

C’est à l’Homme d’amener la gestion de la vie sous son contrôle. Et afin d’être son propre architecte du temps, l’Homme doit savoir que là où réside l’intelligence de la vie, n’est jamais loin de son esprit jusqu’à ce qu’il soit dans son ego transparent, soit intelligent de la vie en tout temps. Bref, avoir une ouverture sur le temps, c’est déjà vivre de l’esprit, ce qui équivaut à dire finalement que l’intelligence de sa vie doit un jour chapeauter le mouvement de ce qu’on appelle la vie dans sa vie.

— Marc de LaSalle


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