Paramètre d’une conscience féminine pour le couple

La femme est belle de la vie dans la vie de couple quand elle ne laisse pas ses craintes la programmer à de l’impuissance ou à de l’ambivalence. Cette position à régner au-dessus de ses craintes doit être totale pour qu’elle ne trébuche pas dans une simple journée sur l’automatisme occulte et odieux de l’ambivalence face à elle-même. Il n’y a rien de pire que le doute pour une femme, car dès lors, son ego se fracasse sur le dos de la vie de l’âme qui, sitôt, prend le dessus. Pour mater la crainte qui l’habite, la femme doit apprendre à ne pas se peinturer dans un coin. Entre autres, elle ne doit pas s’exclure elle-même de l’essence de sa personne, sa générosité. En contraste avec l’homme, elle doit cesser d’être le miroir de son propre doute, ce qui n’est pas commun chez l’homme, involutif ou non. Bref, même s’il n’est pas intelligent de la vie, l’homme ne s’en fait pas trop avec la vie parce qu’il est un guerrier par nature.

Une femme dans son intelligence est sans doute devant la vie. Elle ne connaît pas la peur de se tromper, parce que sa conscience est hors de l’atteinte du sentier de la crainte dans son mental. Sa conscience involutive étant résorbée, elle ne donne pas d’importance à ce qui noue la société à la conscience karmique de l’Amour. Comme elle ne baigne pas dans l’espoir de connaître l’Amour, elle ne siège pas au tribun de ceux qui ne sont pas intelligents de la vie dans leur vie. Plus encore, en ne donnant aucune autorité à la dimension de vivre l’Amour dans sa vie, elle dispose de sa vie comme elle l’entend. Bref, sa générosité, un segment fort de son intelligence actualisée, devient l’habitacle de sa liberté. Puissamment, elle est libre de la crainte à ce temps, car elle ne donne plus aucune valeur au besoin d’aimer.

Avoir une conscience féminine dans un couple, c’est autant pour l’homme que la femme de vouloir passer du bon temps avec l’autre. C’est le principe même de l’harmonie, où aucun ne passe outre le droit d’être intelligent de la vie avec l’autre. Pour la femme et l’homme, être hors sentier voudra signifier qu’ils ne s’habitent pas en intelligence, bref que l’un ou l’autre donne des valeurs anciennes à la vie de couple. Que ce soit la femme qui soit programmée à vivre de la crainte dans le couple est une réalité communément rencontrée. La femme est plus susceptible à s’oublier dans la vie de son couple, afin de s’assurer que tout soit bien. Certes, cette avenue mène la femme à se construire une conscience victorieuse de la vie dans son couple. Par contre, à son plus grand détriment, cela l’amènera aussi à envisager qu’elle est intelligente de la vie parce qu’elle aime.

L’essence de la vie, tant pour l’homme que la femme, c’est l’intelligence. Pour être réelle de la vie dans sa vie, la femme doit miser sur l’assise première de son intelligence, c’est-à-dire sa générosité. Elle doit cesser de croire qu’elle se trompe si elle regarde l’autre pour ce qu’il est et non pour ce qu’il lui rapporte. La femme doit cesser de vivre de la prérogative qu’elle est intelligente si elle sait aimer. Être intelligente exigera d’elle qu’elle soit dans l’action contraire de ses craintes pour que se résorbe le doute de son identité. Vouloir aimer, ce n’est pas de l’identité, c’est de la supercherie. C’est vouloir être intelligente de la vie en donnant à sa vie une configuration moindre que l’intelligence. Quant à l’homme, lui, il doit être dans le savoir permanent de son intelligence. C’est-à-dire qu’il doit savoir cette intelligence en lui. Il doit reconnaître comment elle se manifeste en lui pour s’assurer qu’il ne domine pas la femme et que cette intelligence ne le domine pas. À l’intérieur de ce savoir, il est sans défaut, car généreux avec celle dont il a choisi de partager son harmonie. Bref, il est absent de craintes.

Les paramètres d’une conscience féminine dans le couple se situent dans la capacité de la femme à ne jamais se questionner et d’aller là où elle s’y attend le moins dans sa générosité. Par définition, elle se construit dans l’exercice de cette générosité, car naturellement, elle va vers l’autre. Ce mouvement en soi la pousse à résorber le sentiment du doute et de la crainte qui tend à la déstabiliser dans son identité féminine. Tout compte fait, une femme ne peut pas être assise sur deux chaises en même temps, ce qui implique alors qu’elle doit décider de s’habiter librement en esprit pour, un jour, être bien dans sa féminité. Cette féminité trouve son essence dans la puissance de sa générosité, soit d’exercer, au moindre souffle de sa réalité, le soin de se réinventer dans son intelligence. En pratique, cela veut dire de toujours aller vers l’autre pour que l’Intelligence prenne assise dans sa conscience. Après, l’énergie de l’Amour qui doit descendre sur Terre sera la bienvenue.

La femme intelligente est un oasis de générosité. Elle choisit d’aller arroser le jardin de l’homme avec qui elle partage sa vie, parce qu’elle y trouve la même beauté de l’harmonie en lui. Comme il n’y a pas de mauvaises herbes à arracher dans ce jardin, chacun est intelligent de la vie. L’Homme égaye la femme de son intelligence et la femme égaye celui-ci dans l’intelligence de sa générosité. Cela est reposant pour chacun, car chacun est intelligent dans le segment de leur identité propre, masculine ou féminine.

Jour à jour, la femme intelligente mettra dans sa vie plus de liberté, parce qu’elle se sera libérée de la crainte. Sans défaut devant la vie, car intelligente de celle-ci, elle posera une action concrète pour se surprendre elle-même dans sa générosité. Elle ne créera pas ombrage à l’homme qui le côtoie dans sa vie, parce qu’elle ne doutera pas de la grandeur de son chevalier. Vertement, une femme libre dans son couple ne cherche pas à prendre soin de l’autre, ou d’un enfant, parce que cela n’est pas sa liberté. Ce qu’elle veut, c’est plutôt être libre de la crainte et de la peur de se tromper afin de vivre le savoir de son intelligence. Certes, une femme peut très bien être dans le confort de sa générosité en prenant soin de ses plantes ou d’un enfant, mais jamais elle ne sera aussi bien que dans l’intelligence de se manifester avec celui pour qui elle a des yeux. Pourquoi ? Parce que lui aussi voudra la recevoir, cette femme, afin d’embrasser sa générosité qui est, à ses yeux, l’exercice libre de son intelligence actualisée dans la matière.

— Marc de LaSalle


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