Le refus d’abdiquer

Il est essentiel que l’Homme puisse retourner l’énergie de la forme d’où elle vient afin de profiter pleinement de sa volonté. L’Homme scient aura à exercer en tout temps sa force principale et cela, selon l’Intelligence qui définit sa volonté afin de dompter la forme.

Avant de résonner dans sa volonté, il est clair que l’Homme doit intégrer sa conscience lunaire. Cette conscience est celle qui prévaut sur l’ego, parce que sa vie est associée intégralement à la programmation de l’âme, avant celle de l’esprit. Il y a donc énormément d’éléments dissidents qui contrecarrent la volonté qu’il doit arracher.

La programmation est composée de 3 stades de dissidence ou défection dans le mental de l’Homme. Chacun de ces stades représente un défi pour l’ego, en allant du simple au plus complexe. Le premier repose sur la volonté astrale de l’ego. La volonté réelle est faible réciproquement car l’Intelligence, l’esprit, est passablement absent. L’ego peut donc se récroqueviller sur le droit à l’erreur s’il fait un faux pas. Généralement, cette forme de dissension contre l’Homme ne dérange que très peu l’individu parce qu’il n’a pas la science de savoir qu’on se joue de lui. Dès lors, l’individu poursuit sa programmation d’âme et récolte en tant qu’ego de l’expérience pour un jour rencontrer dans d’autres vies l’esprit de sa conscience.

Le second volet associé à la dissension est propre à l’éveil de l’esprit dans l’Homme. La dissidence se regroupe alors sous le toit de la mémoire. En somme, l’âme cherche à imposer sa dictature à l’ego afin de s’opposer à l’éveil de son esprit. La dissidence se construit à la base sur la construction égoïque de la personnalité dans l’Homme. Cela veut dire que l’individu participe malgré lui à l’orchestration de l’explosion de l’astral de la pensée, jusqu’à ce qu’il est suffisament souffert de cette condition. La dissidence relève de la capacité de la pensée astrale à taire dans l’Homme sa parole, bastion de sa liberté évolutive connu et su de l’Invisible. Pour cette raison, il est impératif que l’Homme n’abdique pas devant la forme, parce qu’elle ne représente qu’une infime partie de ce qu’il est. L’Homme pour se protéger à long terme de cette vindication contre sa psyché doit en tant qu’ego s’habiter et dénoncer à la moindre escapade de la pensée astrale dans sa conscience, sa provenance, afin que sa parole ne s’enlise pas dans le masque de l’insouciance. Par exemple, plusieurs individus diront après plusieurs années d’opposition avec l’Invisible ceci : Qu’est-ce que ça donne, si on est programmé d’avance pour vivre de l’impuissance. Essentiellement, ne pas s’opposer et dénoncer cette dissidence aura pour effet de permettre à l’ego de développer de l’orgueil. En principe, c’est l’arrêt de l’Évolution de l’ego dans l’Homme, parce qu’esprit il y a pas pour forcer le discours à aller plus loin avec l’Invisible.

L’insouciance est directement relié au troisième volet de la dissidence. C’est un volet déterminant dans le développement de la conscience supramentale de l’Homme et de l’extraction de sa volonté pour que naisse dans sa parole la puissance du feu de sa volonté. À ce stade l’ego doit plus que dénoncer la pensée astrale mais aussi prendre place dans sa parole pour confronter l’Invisible. Se réalisant, l’Homme habite alors dans sa conscience et son ego les origines de sa parole, l’esprit. L’écho lunaire des forces qui régissent le monde de la mort et les âmes, est moindre car somme toute, l’Homme sait qu’il peut cotoyer et adresser l’Occulte, les plans dits lucifériens, par la parole. Parce qu’il ne possède pas la crainte de s’effondrer devant ces mondes, il reste de glace dans le feu de sa parole.

Les plans lucifériens maintiendront toujours dans leur exercice de désinformation l’éloignement de l’Homme aux origines de sa lumière. Cette dissidence est si fortement imprégnée dans les mondes Invisibles de la mort qu’elle se recoupe en trois segments pour assurer l’exclusion de l’Homme à sa réalité cosmique. Le premier élément consiste à joindre les forces de la mort, entités désincarnées ou incarnées contre l’Homme pour l’amener à déroger de son esprit. Le second a pour missive de maximiser contre l’Homme l’écho de l’entité maîtresse qui le suit depuis sa réincarnation. Autrement dit, les mémoires astrales de l’âme lié à l’impuissance de l’ego à se savoir sont utilisées pour confiner l’Homme à l’impression qu’il ne peut rien contre sa programmation. Finalement, dans le troisième segment se situe dans l’exclusion de l’Homme, le droit de savoir que le feu de sa parole est plus grand que toute dissidence contre lui.

L’autorité de l’Homme dans la parole est une volonté cosmique. Lorsque l’Homme atteint un certain niveau de conscience, il a autorité de parler en son nom. Il est instantanément davantage ciblé par la noirceur parce qu’il peut confronter le mensonge cosmique. Ce segment est forcément le plus difficile à intégrer par l’Homme et à traverser, parce que le mur de la noirceur se dressera dans sa vie pour l’assujettir dans sa volonté à une dictée astrale pleinement orchestrée pour le réduire au silence. Pour traverser ce mur l’Homme doit se fier à lui-même, à l’Intelligence de l’esprit qui l’habite. Il est seul parce que tel est son destin de supporter seul ce qu’il sait. Essentiellement, l’Homme doit extirper sa conscience de la programmation de l’âme qui voudra le nouer au rayon de la mort. Seul son refus d’abdiquer, dans l’opposition lui permettra de se dresser en autorité devant l’Invisible. Par exemple, ce n’est pas parce qu’il lui arrivera une réalité de vie totalement oppositionnelle qu’il s’écroulera devant la vie. En d’autres mots, il sera plus grand de la vie qui l’habite parce que sa conscience le forcera dans sa volonté à intégrer la masse lunaire qui l’empêche de se propulser lui-même à jamais dans le rayon infini de sa lumière. Traverser la mort exige de l’Homme qu’il soit dans sa parole le feu de sa lumière. Ainsi, sa conscience résonne dans la volonté de son ego parce que sa parole est dans un refus intégral d’abdication devant la noirceur.

Lorsque l’Homme décide non pas de vivre sa vie, mais celle de la conscience qui le définit, il n’attache plus aucune importance à sa programmation. Intelligence il y a dans sa volonté, et intouchable il devient devant sa programmation et l’adversité de ce qu’on peut appeler la vie. L’Homme scient de la conscience supramentale qui doit l’habiter reconduit en tout temps le feu de sa parole au devant de la vie.

Cette condition change-t-elle la vie matérielle de l’individu?

Non… mais quand l’Homme sait qui il est il sait aussi comment s’exprime sa parole. Le rapport de force immédiat avec sa programmation change du tout au tout. Il n’est plus astralisable et le focus de sa conscience est orienté principalement vers la vision qu’il a de lui-même en relation avec la lumière et non le monde de la mort. C’est ainsi qu’il peut se réinventer comme bon lui semble, ce qui lui permet de reformater le disque dur de sa vie matérielle, qui elle change que très lentement. Implicitement, l’Homme est dans le quotidien de sa journée, celui qui mène la barque. Il n’est plus programmé pour vivre de l’impuissance parce qu’il n’accorde pas de valeur à ce qu’il vit. Les pulsions astrales de la mort érigée à même le plan luciférien pour le contraindre à basculer dans le vase abyssale d’une parole inadéquate ne sont plus, si bien qu’il peut parler en son nom et ouvrir sur la Terre, selon ce qu’il dit, les corridors évolutifs de la parole sciente de l’Homme jupitérien sur la Terre.

La noirceur ne veut pas que l’Homme ait accès à sa parole parce que cela signifie le début du renversement de la condition involutive de l’Homme sur la Terre. L’Homme n’a pas à être dans le feu de sa parole pour s’habiter. Ce qu’il doit faire pour lui-même dans son quotidien, c’est de surveiller les trois éléments suivants quand il parle :

1. Pénétrer sa parole quand il parle, c’est-à-dire, savoir ce qu’il dit.
2. Exercer dans sa parole son autorité, savoir à qui il parle (voire dénoncer l’Invisible derrière qui se loge dans une pensée astrale qui cherche à le dominer)
3. Établir que le feu de sa parole est vibratoire, soit qu’il sache la portée de ce qu’il dit sur les plans Invisibles de la Terre.

Tout est su et connu. À l’Homme de savoir où il se situe. Mais en retour, l’Homme doit avoir pour refus intégrale l’abnégation d’être un disciple de la mort, s’il veut être un fils de la lumière.

— Marc de LaSalle


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