Synthèse de vie

Synthèse de vie (retour d’expérience sur un début d’expérience)

À la suite de ce passage, je suis allé faire mon service militaire dans l’unité des parachutistes où je me suis porté volontaire pour partir à Sarajevo en 1995, pour porter secours à la population en tant que casque bleu.

Mon premier choc est survenu lors d’une mission de surveillance où j’ai essuyé des tirs à un mètre de moi. Ma réaction a été en premier lieu une tétanisation de tout mon être. À cet instant, j’ai perçu la réalisation de ma vie défiler sur un disque visuel, cela m’as semblé long, alors que cela à duré quelque secondes. Après, j’ai repris conscience et j’ai armé mon arme pour me défendre.

Mes yeux ce sont endurcis et mon cœur s’est refermé au contact de la vie civile dans le chemin de vie. J’ai par la suite occupé un poste à responsabilité (de chef d’équipe), avec une stabilité, une réussite, une considération etc.

J’ai arpenté le chemin de l’ego pendant longtemps. Je me suis marié, mais au fil des années, nous nous sommes perdus chacun de notre côté dans le travail. Un jour, j’ai appris par téléphone que ma femme s’était suicidée. Lors de cette annonce, je me suis agenouillé dû au choc et un flash violent m’a traversé. Après les funérailles, j’ai commencé à tout perdre progressivement (travail, argent, etc.). Une main invisible m’enfonçait un peu plus à chaque jour.

À un certain moment, j’ai dit « STOP ». Je me suis posé certaines questions existentielles. La première question a été : qui suis-je, en réalité ? Cette première question m’est venue instantanément, comme venue de nulle part, et m’as permis de graduellement ôter mon faux masque. La deuxième question était : qu’est-ce que j’ai fait pour mériter toutes ces douleurs ? Cette deuxième question m’a redonné des yeux… mais des yeux refermés de moitié.

Cela fait cinq ans que je cherche certaines réponses. J’ai cherché dans l’ésotérisme, chez les oracles, dans l’occultisme, etc. Je me suis aperçu que toutes ces sciences imbriquées les unes dans les autres m’ont amenées vers l’image du serpent qui se mord la queue, et que rien ne résonnait en moi dans ces études. J’ai juste accumulé des connaissances, et rien de plus. Un seul cantique m’a rouvert un peu les yeux, mais cela n’était pas suffisant. Je ressentais quelque chose, un message derrière que je ne parvenais pas à décrypter.

J’ai alors cherché Dieu dans l’église. Après une formation de deux ans de catéchisme, à 44 ans, je me suis fait baptiser, communier et confirmer. Mais au fil des célébrations le dimanche, j’ai ressentais de plus en plus profondément que Dieu n’étais pas dans l’église. Certains comportements humains anormaux, même de la part du curé, me le prouvais. J’ai donc abandonné ce lieu et n’en souffre pas du tout, ce qui me prouve que mon chemin reste à découvrir. Après une stagnation, j‘ai ressenti le besoin physique de me reposer, et cela à duré plusieurs mois.

Je ne crois pas au hasard, et un jour j’ai découvert la géométrie sacrée et je l’ai étudié en surface (car intellectuellement, les math n’ont jamais été mon fort !). Je me suis penché sur les nombres que Tesla a étudiés : le 3, le 6 et le 9. Il disait que ce sont les nombres qui composent l’univers. J’ai alors suivi son raisonnement par l’étude. J’ai reçu une révélation et je me suis aperçu qu’il avait raison, car dans la géométrie sacrée qui compose toute la nature, il y a toujours le 3, le 6 et le 9, whaouu.

Je saisis alors que la création, la nature et l’homme ne peuvent pas être le fruit du hasard. La nature de nos cellules est aussi parfaite que cette même nature et que cette même géométrie qui nous compose. À cette compréhension, j’ai trouvé la marque de Dieu, mère nature, l’unicité d’un tout dans le tout. Et ce Dieu n’était pas enfermé dans les églises créées par les hommes avec des symboles qui ne font qu’attiser la curiosité, ce qui détourne le chemin de l’homme. À cette compréhension, je n’ai pas poussé l’étude plus loin : ce que j’avais appris devait être ce que je devais comprendre.

Pour finir, je suis tombé, en naviguant sur YouTube, sur un barbu sympathique qui ressemblait un peu au Père Noël. Les sujets sur Orandia TV résonnaient en moi comme du divertissement, alors je me suis inscrit sur son site Internet et j’ai exploré les possibilités qu’il offrait. Dans une longue liste que j’ai trouvée, j’ai cliqué « au hasard » et je suis tombé sur la promo du livre « Entrer dans le réel ». J’ai été conquis par le sujet et par la richesse du tout. J’ai été surpris par le regard très profond de la relation homme-femme, mis dans le contexte de la souffrance de ces deux êtres humains. Surpris par une grande compréhension des mécanismes psychologiques. Surpris aussi de trouver un livre qui traite de plusieurs sujets, dont les mécanismes humains, qui sont aussi variés qu’intéressants à étudier. Dans les propos de l’auteure (Sandra Vimont), j’y entends la géométrie sacrée faire son action. J’exprime ici un ressenti qui vas au-delà de sa forme, qui est donc inexplicable pour moi, et donc difficile d’exprimer par des mots en vus de sa force.

Sandra Vimont a exprimé que le sentier de l’évolution n’est pas toujours facile, ni évident. Oui, ce sentier est rude. Aussi, c’est justement parce qu’il est rude qu’il est intéressant, car la souffrance nous permet de nous connaître davantage si nous osons la vivre et l’explorer. Le monde cherche maladroitement le bonheur et essaie de le toucher du doigt, même de manière éphémère… L’humanité cherche à combler des pulsions passagères, ce qui prouve que nous n’avons aucune notion réelle du réel bonheur. (Je laisse mon imagination faire un dessin, et je vois que dans le mot « bonheur », il y a « bonne » et « heure ». Je l’interprète comme « l’instant présent »… C’est mon regard pour le moment ; il y aura peut-être une remise à jour de mon logiciel éventuellement. ) Ce que je ressens dans la souffrance, c’est une forme de solitude. Mais ce qui est paradoxal, c’est que nous avons aussi besoin de cette solitude. Parfois, elle pèse, mais parfois elle est nécessaire.

Après, ces voix qui attaquent les gens à travers leurs pensées... Parfois, il y a des images non désirées qui ressurgissent du passé, et parfois ce sont simplement des images bizarres, non connues et qui sortent de « nulle part » et qui arrivent… Bref, beaucoup de pensées désobligeantes qui ne riment en rien avec l’état du moment. Personnellement, je les envoie maintenant chier (lolll) ou je leur dit de dégager et qu’ils n’ont aucun droit sur moi dans ma tête. Et ça marche.

Quand je suis prêt à dormir et que ce type de pensées vient, j’expérimente. Par exemple, j’imagine une sorte d’enveloppe de lumière intense autour de moi et qui propage un grand rayonnement. Ça ne marche pas complètement, car je les vois revenir. Parfois, quand les voix sont très fortes, je les confronte avec amour, et j’imagine que je leur donne mon cœur débordant de lumière et je leur dit « je te l’offre avec tout mon amour ». La voix ou l’image part, frustrée.

Avec le temps, je réalise qu’il y en a de moins en moins de ces voix ou pensées parasitaires. Ça fait même bizarre, car à l’occasion, je ne pense à rien, et je ne suis pas habitué à cela. Je ressens de la plénitude après ce genre d’expérience. Mais je reste vigilant, car les pensées dérangeantes peuvent revenir quand ce sentiment de plénitude s’estompe.

Je pense que cela fait partie du processus de détoxification. Le fait de démystifier cette présence vampirique de notre énergie ne doit pas les arranger, et du coup, elles peuvent devenir plus violentes. Mais je n’ai pas assez de connaissances pour être objectif du pourquoi et du comment.

Avec le temps, je ressens aussi une activité cérébrale différente, comme des mini coups d’électricité qui parcourent mon cerveau. C’est assez bizarre, mais pas désagréable. Ça ressemble à un massage qui se produit quand je ferme beaucoup la porte aux voix et aux images.

Il y a aussi la colère que je sens monter depuis que je comprends mieux le fonctionnement de ma conscience. Je sais que je dois canaliser correctement cette colère. Je la sens coincée au niveau de mon ventre. Elle fait comme une boule alourdie. Parfois, la boule se dissipe toute seule.

Il y a aussi un changement naturel qui ce produit au niveau de la nourriture que je consomme. La viande se fait moins présente. J’ai l’impression de moins manger, mais je réalise que je mangeais trop avant.

Je dors mieux, même si j’ai parfois du mal à me réveiller car je me sens comme pris entre deux mondes. Parfois, j’ouvre à peine les yeux et je repars dans mon rêve pour une autre heure.

Après quelques jours de désintoxication de mauvais souvenirs que je capte et que je jette au soleil (dans mon imagination), les souvenirs insistants commencent à s’estomper.

Mon ressenti extérieur est plus affuté. Je ressens les autres beaucoup plus intensément, qu’ils soient antipathiques ou non. Ça me permet de m’améliorer face à autrui.

Cela fait deux ans que je n’ai pas eu de relations sexuelles. J’ai une rare pulsion avec une mécanique qui ne fonctionne pas, et je n’en ressens plus le besoin. Mes relations sont basées sur l’échange, la complicité, le rire. En vérité, je ne pense pas que ce soit un avantage d’être coupé sexuellement parlant. Je n’en sais pas plus.

La télévision, les médias, la publicité, les programmes futiles et grossiers… ils font ressentir une sorte d’énervement en moi, et parfois une colère.

Je vois ce qui parait minuscule ou insignifiant. Dans l’air, je vois comme des très mini orbes qui se baladent. Si je focalise sur un point, j’arrive à voir ce qu’il y a dedans. Ce sont des dessins assez bizarres, mais très bien structurés. À la vue des orbes en plein jour devant un ciel bleu, je me sens bien, c’est comme retrouver une sensation d’enfance.

Et voilà, je pense avoir fait le tour. Qui a dit qu’être un humain était une chose facile lolll. Il paraît que nous choisissons notre incarnation.

Je vous souhaite une agréable journée,
Amitiés,

— Mickael


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