Entrer en soi

Hier, le 31 décembre 2017 je me sentais fébrile. Je me reprochais de ne pas être dans un état festif. Sans pouvoir me l’expliquer, je me sentais léthargique, insatisfaite de moi-même et triste. Je me demandais ce que je pourrais bien faire pour m’en sortir. S’agissait-il d’appeler un coach de vie? Devais-je prendre des fleurs de Bach? Était-ce une question de dépression? Était-ce ma glande thyroïde qui faisait des siennes?

Toujours est-il, le lendemain, le 01 janvier 2018, aux petites heures du matin, je me réveille et me remémore l’état de la journée précédente. Je pense aux fleurs de Bach, tout particulièrement l’Étoile de Bethleem. C’est un remède qui agit sur les traumatismes. En anglais, on parle du mot "grief", qui se traduit par un chagrin ou une tristesse profonde; soit relié à un deuil ou une grande déception. N’ayant pas ce médicament chez moi, je me dis pourquoi ne pas explorer ce sentiment en dépit de sa douleur. Je consente. J’accueille l’émotion, je baisse les défenses, je ressens cette souffrance qui semble tissée dans ma psyché depuis belle lurette. À l’instant même où je cède place au chagrin, au deuil, je me sens inondée d’un sentiment de paix, je suis remplie de sérénité. J’ai l’impression que mon corps même respire, mes muscles se détendent.

C’est alors que je comprends ce que veut dire ne pas avoir de choix en mode évolutif contrairement au libre arbitre que préconise le mode involutif. Je comprends la raison pour laquelle la Vie m’a réduit mes énergies. Il s’agissait que je fasse un avec moi-même, que j’embrasse l’être au lieu de fuir dans le faire. J’ai compris ce que c’est que de diffracter l’énergie; la lumière. J’ai saisi ce que c’est que d’intégrer la lumière. Quel sentiment de gratitude. Je dois ma fébrilité de la veille à mes réactions inconscientes de jugement, de comparaison et de doute. Du coup, en y pensant bien, c’est le plus beau cadeau d’un jour de l’an que j’ai eu.

— Mary L.


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