Entrer en soi

soi Entrer en soi... C’est possible quand l’être s’accorde l’espace nécessaire à l’entrée en soi qui devient imminent à partir du moment où celui-ci institue la possibilité que le réel de son être doit se prévaloir de sa primauté à travers l’existence matériel et immatérielle. En d’autres termes, lorsque celui-ci ressent en lui la tension que la soupape a atteint son paroxysme et qu’il est acculé au pied du mur, il est à ce moment à un point de non-retour et il entre en lui.

Entrer en soi n’est pas toujours naturel, car les résistances additionnées aux mécanismes de défense font en sorte que le mur est difficile à gravir. Mais d’une certaine façon, l’escalade est déjà débutée dès le moment ou l’agitation mentale se fait sentir à forte dose, car l’être n’a plus de choix possible que de passer à l’action. Cette action non conditionnée, mais en résonnance réelle avec son esprit et celle de sa contrepartie cosmique, est orchestrée de toutes pièces afin que celui-ci accède à sa lumière dans sa plus simple expression, et c’est alors que le calme peut reprendre l’espace jadis conquis par les différentes émanations des souffrances traversées et vécues avec toute la houle d’une mer instable et agitée.

Assis sur le quai du havre de paix, les rayons du soleil se pointent derrière les nuages, et ainsi fait son apparition de façon si douce mais à la fois si intense que le mot AMOUR prend tout son sens dès cet instant, qui incorpore toute la sensibilité de l’être qui entre alors en résonnance total avec qui il est réellement. Cette essence si pure, calme et absolue. Rien à ce moment ne peut venir brimer ce contact empreint de liberté enracinée en soi qui fait place à une autre vision de la réalité.

Cette liberté retrouvée donne à celui qui l’a retrouvé la diligence de savoir et comprendre l’autre à travers soi. C’est juste beau et respectueux et réel en tout point. Entrer en soi permet de voir, de savoir et comprendre qui est l’autre de façon absolue car d’une façon, il est une extension de nous-mêmes. Ceci est le Réel de l’Amour.

— Sandra H.