Intégration et fusion

Bernard de Montréal
Bonjour Sandra,

Est-ce qu'il y a une différence entre intégrer un aleph et fusionner avec cet aleph? Bernard de Montréal parlait de fusion plutôt que d'intégration. Il disait également qu'il n'était pas fusionné à 100% avec les trois premiers alephs. Car s'il avait été fusionné à 100%, son corps physique aurait cessé d'exister. En est-il de même avec l'intégration des alephs?

Merci,
Claude (Québec)



Bonjour Claude,

Le terme « intégrer » et « fusionner » se ressemblent beaucoup. La nuance, c’est que l’on intègre des énergies prépersonnelles (énergies du plan surmental, supramental ou originel), et on fusionne avec notre conscience sur un plan prépersonnel (esprit, Esprit universel, Source).

L’intégration de la lumière prépersonnelle dans les chakras permet à une fusion de se réaliser entre un aspect de la conscience de l’être (qui se distingue par un aleph) et sa réalité planétaire (chakra, corps subtils, corps physique). Pour donner un exemple, le premier aleph – qui est celui de la Volonté – est intégré lorsque la conscience de l’ego accède aux énergies subtiles de l’âme dans son deuxième chakra. Le niveau de conscience de cet ego s’élève alors de manière à lui permettre de savoir qu’il existe un Invisible autour de lui. Il accède alors à la réalité qu’il existe des formes immatérielles qui ont un impact direct sur sa vie. Nous pouvons alors dire qu’il a intégré le principe de la Volonté, ou qu’il a fusionné avec ce rayon qui caractérise la nature de son âme dans son deuxième chakra.

En effet, Bernard de Montréal avait intégré les deux premiers alephs (la Volonté et l’Intelligence) lorsqu’il était conférencier. Toutefois, il est important de préciser qu’à un certain moment, son double éthérique a intégré l’énergie du principe de l’Amour, sans que cette énergie ne puisse parvenir à pénétrer ses cellules matérielles. Cela a occasionné des désordres de santé chez lui. Cela dit, ce contact supramental via son double lui a permis d’accéder à de l’information relative à ce principe, sans réussir à vivre la transmutation cellulaire complète. Lorsqu’il a quitté son enveloppe charnelle, sa conscience a pu accéder l’entièreté de l’énergie du principe de l’Amour qui caractérisait son double. Sa conscience a donc pu s’élever vers le plan supramental.

L’initiation solaire de Bernard de Montréal a été ardue, car il a dû défricher son terrain psychique sans pouvoir se référer à d’autres expériences similaires. Plusieurs écrits l’ont aidé à se définir dans son parcours (Sri Aurobindo, Mère, Steiner, etc.), mais cela n’enlève en rien l’immense énergie qu’il a dû supporter dans ses corps. Ainsi, il a fini par atteindre son taux vibratoire cellulaire maximal, ce qui signifie qu’il a dû quitter son corps charnel pour pouvoir profiter pleinement de sa conscience expansive. Le passage s’est fait avec une continuité de conscience parfaite.

Le corps physique a souvent une grande importance pour l’ego, en ce sens que l’individu ressent un attachement par rapport à ce corps qu’il habite. Toutefois, ce corps devient totalement accessoire chez l’être qui a dépassé les prémisses involutives de la mort astrale. En d’autres termes, l’être qui a traversé des expériences lui ayant fait reconnaître la nature continue de sa conscience et l’inexistence de la mort en lui n’est plus inquiet pour son corps physique. Ce qu’il sait, c’est qu’il habitera toujours un corps qui correspond parfaitement à qui il est dans sa conscience. Depuis les années 2000 tout particulièrement, les corps et les cellules physiques ont évolué pour permettre une plus grande intégration de lumière qu’avant. Chaque génération qui passe profite d’une génétique de plus en plus adaptée à la lumière prépersonnelle qui tente de la pénétrer. Un jour, il est réel de dire que l’enveloppe charnelle deviendra beaucoup plus éthérée, ce qui permettra à l’être humain de ne pas laisser une coque matérielle vide derrière lui lorsqu’il changera de plan. Cela fait partie de l’évolution naturelle de la forme, qui se transforme graduellement pour correspondre à l’évolution de la conscience de l’être qui l’habite.

Au plaisir,

— Sandra Vimont, 11 janvier 2018